Les plantes qui purifient l’air de votre maison…

L’air de nos maisons est exposé à une quantité impressionnante de polluants. Peintures, mobilier, produits d’entretien, isolants… sont autant de sources de toxiques. Les liens entre la pollution intérieure et l’augmentation de certaines maladies sont aujourd’hui évidents. En cultivant quelques plantes ornementales aux propriétés dépolluantes, vous pouvez purifier l’air intérieur

AZALEE : La mangeuse d’ammoniac

Elle sera à sa place près de l’évier. Elle est en effet la meilleure exterminatrice de l’ammoniac présent dans les produits de vaisselle et les dégraissants de toute sorte. Cette substance étant aussi présente dans les produits nettoyants pour sol, l’azalée a sa place partout où les sols sont régulièrement lavés (carrelage, linoléum, baladum, etc…). Il ne faut pas hésiter à en accueillir plusieurs pots dans la maison.

Pour la maintenir en forme, ne pas la mettre trop près d’une source de chaleur et maintenir le terreau humide en l’arrosant très peu mais souvent (une fois par jour). Otez les fleurs et feuilles fanées régulièrement. Après la floraison on devrait la rempoter dans un pot un peu plus grand, dans un mélange de tourbe et de terre de bruyère. En été on peut la mettre dans un endroit ombragé au jardin.

CHRISANTHEME : L’alliée du peintre

Malgré sa réputation de “fleur des morts”, n’hésitez pas à l’accueillir chez vous. Il est très utile dans les intérieurs fraichement repeints : il détoxique une pièce du trichloréthylène, solvant utilisé dans les peintures et vernis. Adoptez une potée de ces jolis chrysanthèmes à petites fleurs : quand elle sera fanée, replantez la au jardin : il y a de forte chance qu’elle s’installe sans que vous n’ayez à vous en occuper.

Pour les garder le plus longtemps possible à l’intérieur, les potées ont besoin de lumière et d’arrosages réguliers, mais peu abondants. Les fleurs durent 3 à 4 semaines et en choisissant un chrysanthème à petites fleurs jaunes votre intérieur sera illuminé durant les mois sombres de novembre et de décembre.

FICUS : Le spécialiste du formol

En une seule journée le ficus élimine près de la moitié du formaldéhyde contenu dans une pièce. Ce composé chimique est présent et émis par les mousses d’isolation, les papiers d’emballage et le papier essuie-tout, la colle à moquette et les vêtements ayant subi un nettoyage à sec. C’est probablement un des composés toxiques le plus présent dans nos maisons.

Pour le garder en forme, évitez de le déplacer et ne pas le placer dans un endroit où il aurait à subir des courants d’air froid. Il lui faut de la lumière, mais pas de soleil direct, une température et une humidité stables. Les arrosages doivent être modérés : le ficus succombe plus souvent à un excès d’arrosage qu’à un manque. Si vous n’aimez pas le ficus, adoptez donc des bambous d’intérieur ou un Aloe Vera : ils absorbent jusqu’à 90 % du formol contenu dans l’air d’une pièce.

Recommandation des Scientifiques : Une plante tous les 10 m suffit à améliorer significativement l’air dans la maison…

PHILODENDRON : A l’attaque du PCP

Le pentachlorophénol est un fongicide contenu dans les produits de traitement du bois. Le philodendron en absorbe une grande partie, mais il neutralise aussi le formaldéhyde. Ses grandes feuilles dégagent beaucoup de vapeur d’eau et aide donc à humidifier l’atmosphère surchauffée de nos maisons.

Pour le maintenir en forme, il ne doit jamais être arrosé avec de l’eau calcaire et l’eau ne doit jamais lui manquer (il est cependant tolérant à une très courte période de sécheresse). Comme il pousse souvent en épiphyte dans la nature, il n’a donc pas besoin de beaucoup de terreau, mais une humidité importante et des apports d’engrais réguliers.

CHLOROPHYTUM : Une double activité

Cette plante de grand-mère n’a plus autant la cote qu’autrefois et c’est bien dommage car c’est une des plus utiles en matière de dépollution de l’air de nos maisons : en 24 heures le chlorophytum vient à bout de 86 % du formaldéhyde et de 96 % du monoxyde de carbone contenus dans l’air. Il rend ainsi l’air de nos maisons plus respirables et nous préserve des allergies. La nature étant bien faite, c’est une plante très prolifique et absolument inratable !

Pour le maintenir en forme, on l’arrosera une fois par semaine. Il résiste à de courtes périodes de sécheresse (ses racines sont remplies d’eau) mais aussi à un arrosage trop important. Il aimera une fois par mois un peu d’engrais pour plantes vertes, au printemps et en été. Ses petites boutures sont amusantes à multiplier : en les mettant dans un verre d’eau on peut voir se former les racines. Il fait merveille dans les massifs en été.

LIERRE : Dépollution express

Il élimine 90 % du benzène présent dans l’atmosphère d’une pièce. C’est un champion toutes catégories. Le benzène est un solvant fréquent dans les peintures, encres, matières plastiques, caoutchouc, détergents et la fumée du tabac. Il est réputé très cancérigène. Le lierre est une plante facile pour les pièces peu chauffées et est disponible dans une grande variété de formes et de coloris.

Pour le maintenir en forme, il faut savoir qu’il déteste la chaleur et les atmosphères surchauffées. Il s’accommodera facilement de l’ombre. Ne jamais le placer près d’un radiateur. La terre peut sécher en surface entre deux arrosages, mais il faut l’arroser régulièrement. On peut le tailler pour le garder compact et dense : les coupes peuvent être repiquées dans du terreau humide dans lequel elles s’enracineront en moins de trois semaines pour former de nouvelles plantes.

CACTUS : Un barrage aux ondes

Un cactus cierge “Cereus peruvianus” (Pérou) de 30 cm de hauteur réduit à lui seul les effets nocifs d’un écran de télévision ou d’ordinateur, en supprimant les ondes électromagnétiques néfastes. Cactus et autres plantes grasses sont donc les meilleurs compagnons pour le bureau ; en plus, ils ne réclament que très peu de soins et de temps : un arrosage par mois environ. Par ailleurs, à l’inverse des autres plantes, les cactées produisent de l’oxygène la nuit et rejette du gaz carbonique le jour, ils sont donc à leur place dans les chambres à coucher.

Aérer la pièce au moins 2 ou 3 heures par jour, même en hiver, complète l’effet purifiant des plantes…

Laisser un commentaire