Les ombres chinoises vues par Platon dans le Mythe de la caverne.

« Figure-toi des hommes dans une caverne. Ils sont là depuis leur enfance, les jambes et le cou pris dans des chaînes de sorte qu’ils ne peuvent pas bouger de place, ni voir ailleurs que devant eux, car les liens les empêchent de tourner la tête […] la lumière d’un feu brille derrière eux. Entre ce feu et les prisonniers, il y a un chemin élevé ; le long de cette route, imagine un petit mur, pareil aux cloisons que les montreurs de marionnettes dressent entre eux et le public. Figure-toi maintenant le long de ce petit mur des hommes portant des objets de toutes sortes ainsi que des figurines humaines ou animales dépassant la hauteur du mur. »

« La république »de Platon, livre VII, 515b, R. Baccou (trad), Garnier-Flamarion, 1966, p.273.

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Les prisonniers, eux, ne voient pas toutes ces manipulations car ils sont hypnotisés par la comédie qui se joue devant eux, telle une grande pièce de théâtre. Oubliant qu’ils sont enchaînés à la grotte et ne voient qu’une vision partielle du monde, dirigés par les marionnettistes. Ce spectacle d’ombre chinoise t’empêche de penser à tes chaines en te projetant dans l’illusion ; elles te font oublier ta situation d’esclave enchaîné en te faisant vivre par procuration puisque tu t’identifies à l’existence des ombres qui dansent devant toi. Tu te passionnes pour toutes leurs péripéties ne te rendant pas compte à ce moment là que tu n’es plus que l’ombre de toi-même. (Tiens ce spectacle d’ombre me rappelle des émissions de télé-réalité…) Déjà Platon imaginait donc un monde en deux parties : le monde de la grotte qui n’est qu’illusion et spectacle (tel le dira Debord, en 1971 dans son livre « la société du spectacle »« Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production s’annonce comme une immense accumulation de spectacles. Tout ce qui était directement vécu s’est éloigné dans une représentation. ») et le monde en dehors de la grotte, là ou le soleil brille à la surface, endroit fertile, où la terre offre un monde réel éclairé par le soleil.


Que sont les marionnettistes ? Vous aurez des propositions de réponses à cette question tout au long du site : r-eveil. Comment savoir ou l’on se situe me direz vous ? Dès notre naissance l’on se réveille enchaîné dans cette grotte (la matrice), ou comme l’exprime les Toltèques « un rêve, un accord », pour pouvoir s’en libérer et sortir de cette grotte la solution  se trouve en nous par l’expérience et dans la connaissance par la transmission.


Ecoutez votre intuition. Lorsque vous écoutez une personne qui parle ou que vous lisez un article, vérifiez les sources demandez vous ce qu’il a à gagner à dire ce qu’il dit. Est-il donc vraiment objectif ? Écouter plus avec votre cœur et non avec votre mental. Plus vous ferez attention à cela et plus vous remarquerez que nos goûts, nos choix, nos pensées, nos actions sont dirigés par d’autres que nous mêmes, au travers de la tv, la radio, internet. Comme le dit Blaise Pascal : « on charge les hommes, dès l’enfance, du soin de leur bonheur. On les accable d’affaires, de l’apprentissage des langues et d’exercices ; et on leur fait entendre qu’ils ne sauraient être heureux sans que leur santé, leur honneur, leur fortune et celle de leurs amis soient en bon état et qu’une seule chose qui manque les rendrait malheureux. Ainsi on leur donne des charges et des affaires qui les font tracasser dès la pointe du jour. » (Pensées 143, le livre de poche, p. 74)

Détournons nous donc la futilité et de ce monde de consommation pour revenir vers les vraies valeurs humaines. Celui qui dit merci, n’a pas le temps de porter son attention sur ce qui est stérile dans son existence. Votre cœur peut tout mener à bien, mais pour cela passez le portail de vos émotions négatives qui vous freinent vers la vérité. Nourrissez vos différents corps : Mental, émotionnel, énergétique, physique. Les gens dépensent leur énergie et exigent leur libre-arbitre dans les domaines qui ne dépendent pas d’eux et du coup, ils sont épuisés pour les actes à faire qui dépendent d’eux. Sache trouver la conscience qui guide tes actes et ton énergie interne. « Sors de ton petit moi, de ton égo, pour explorer l’être infini ! » (Guéshé Rabten Rempoches)

Par : Le Veilleur