La démocratie de l’Etat-nation : une démocratie illusion.


L’Etat s’identifie à la nation, s’il devient l’Etat nation, alors il prend la forme unitaire connu avec un gouvernement et un parlement. Il se croit investi de la mission qui serait censée représenter les intérêts du peuple. Tandis qu’en réalité l’expérience montre partout qu’il finit par s’en éloigner de plus en plus. C’est notre démocratie illusoire qui devient oligarchique avec le temps. (Alors qu’il faut considérer l’individu dans son rapport avec la communauté, sachant que celle-ci ne peut s’exprimer qu’au travers des individualités. )

Maintenant, si  l’Etat n’est plus amarré à la nation, cela signifie qu’un peuple renonce à avoir un territoire pour lui tout seul. C’est une remise en cause du droit des peuples à l’autodétermination. Ce principe sous-tendait les 14 points énoncés par le président W.Wilson, en 1918, et qui ont été la base sur laquelle on a reconstruit l’après guerre et développé la société des nations. Avec pour conséquences dramatiques de toutes les guerres qui ont enflammé le dernier siècle. Chaque peuple revendiquant son territoire ou une extension de celui-ci.

En démocratie unitaire, faite avec l’Etat nation, la majorité élue impose ses lois à la minorité. Ainsi, si une ethnie ou une religion devient majoritaire, elle impose sa langue, sa religion, son éducation, etc. Elle nomme ses hommes aux postes clés. Constitutionnellement, elle se croit autorisée à le faire. Le problème étant que cette vision entraine inévitablement de nombreuses guerres externe ou interne. Pour sortir de ce problème l’idéologie dominante ce dit qu’il faut supprimer les frontières, des Etat pour créer des unions. L’union européenne par exemple tente de supprimer pas à pas les Etat nations, avec une monnaie unique, plus de frontières, une législation commune…. Seulement tout cela reste exactement dans le même paradigme. L’Etat se situe dans une superstructure. Le problème est donc remonté un cran plus haut, mais la même conception de la démocratie y réside et en réalité celle-ci s’éloigne un peu plus, la dernière étape serait donc un gouvernement mondial très loin du peuple et donc loin de la démocratie réelle.

Maintenant quelle est la place du peuple dans ces démocraties unitaires ?

Les électeurs vote pour un programme créer en bloc, et ne vote pas point par point chaque propositions.  En définitive le citoyen ne peut être que déçu de la réalisation d’un programme électoral, n’étant jamais en total accord avec tout le programme ; d’où l’une des raisons d’une tendance à la démobilisation facilement observable.  Pour régler ce problème au lieu de revenir à la source, ils ont recours à des moyens qui n’ont plus rien à voir avec le programme lui-même. Ils engageants des conseiller en communications, vendent une image, et la campagne électorale devient une campagne publicitaire. Sarkozy a sur ce point franchis un grand pas se rapprochant des campagnes Américaines.  Et à partir de là on met tout en œuvre pour démonter son adversaire. Puisque l’électeur ne ce laisse plus prendre par le mirage du programme, il ne peut plus voter en faveur d’un parti, et donc continue d’aller aux urnes pour voter contre.  Nous élisons plus un parti mais excluons l’adversaire.  Dans cette forme de démocratie ça en devient inévitable et les électeurs l’ont bien compris. L’essentiel de leurs efforts consiste, d’un côté, à fabriquer une image féérique d’eux même, et de l’autre, à fournir à l’électeur des arguments pour voter contre l’adversaire.  

Tout cela vient du fait que nous attendons qu’une personne apporte, à notre place, des solutions aux questions que la vie nous pose.

démocratie évolutive

Mais alors quelle place devrait avoir l’Etat ?

Le système devrait plus être en adéquation avec le peuple donc bien plus mobile. La vie sociale devrait être la résultante du peuple qui lui évolue sans cesse, aux lieux de freiner son évolution pour le bien du système.  Le législatif ce formerait directement au contact des situations concrètes, non par avec comme base un parlement unitaire mais une commission d’ordre technique qui pourrait être contacté par tous les individus qui aurait les compétences sur le sujet. Le gouvernement central n’aura alors plus de rôle exécutif mais de gestionnaire des différentes commissions, créer par des personnes compétente dans chaque domaine et qui mettraient en lois les demande des individus participant au domaine. Pour aller plus loin : http://r-eveillez-vous.fr/democratie-evolutive/

Pour un exemple plus concret comme la refonte du système éducatif voir ici : http://r-eveillez-vous.fr/2011/ecoles-de-la-societe-civile/


 


Par le Veilleur.