état des lieux

Ce documentaire de Keny Arkana, réalisé et monté par Clem (en 2006 ), est tourné, entre autre, au Chiapas, au sommet de Porto-Alegre, au Forum Social de Bamako, en Inde…

Ce film donne à réfléchir et à comprendre le monde dans lequel nous vivons.

 

Quelques citations à méditer :

« L’activité la plus élevée qu’un être humain peut atteindre est d’apprendre pour comprendre, parce que Comprendre est Libérateur ». Baruch Spinoza

« Ne peut s’interroger sur le sens de l’univers que celui qui est capable de s’étonner devant la marche des événements.  »  Max Weber

« Tous les êtres humains trébuchent un jour sur la vérité. La plupart se relèvent rapidement, secouent leur vêtements et retournent à leur préoccupations, comme si de rien n’était. » Winston Churchill

« Cette même égalité qui rend l’individu indépendant de chacun de ses concitoyens en particulier le livre isolé et sans défense à l’action du plus grand nombre.  » Alexis de Tocqueville

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« Les finances publiques doivent être saines, le budget doit être équilibré, la dette publique doit être réduite, l’arrogance de l’administration doit être combattue et contrôlée, et l’aide aux pays étrangers doit être diminuée de peur que Rome ne tombe en faillite. La population doit encore apprendre à travailler au lieu de vivre de l’aide publique. » Cicéron – 55 av J-C

« une entreprise ne vend pas un produit, elle vend le monde dans lequel le produit existe »Lazzarato

« Il est appréciable que le peuple de cette nation ne comprenne rien au système bancaire et monétaire, car si tel était le cas, je pense que nous serions confrontés à une révolution avant demain matin. » Henry Ford

« Il est aussi dans l’intérêt d’un tyran de garder son peuple pauvre, pour qu’il ne puisse pas se protéger par les armes, et qu’il soit si occuppé à ses tâches quotidiennes qu’il n’aie pas le temps pour la rebellion. » Aristote

« Si l’on permet le déclenchement de la Troisième Guerre mondiale, la dévastation sera si considérable que les Internationalistes en arriveront à prétendre que seul un Gouvernement Mondial soutenu par une force de police internationale permettra de résoudre les différents problèmes nationaux et internationaux, rendant impossible de nouvelles guerres. Cet argument paraîtra logique à de nombreuses personnes… »  Jean Lombard

« L’humanité est constamment aux prises avec deux processus contradictoires dont l’un tend à instaurer l’unification, tandis que l’autre vise à maintenir ou à rétablir la diversification.  »  Claude Lévi-Strauss

« La meilleure forteresse des tyrans, est l’inertie des peuples. » Machiavel

« La désobéissance civile (ainsi que l’objection de conscience) est un des moyens de stabiliser un système constitutionnel, même si c’est par définition un moyen illégal. […] Que des citoyens soient prêts à recourir à la désobéissance civile justifié conduit à stabiliser une société bien ordonné, ou presque juste. »
Le problème de la désobéissance civile ne se pose, selon moi, que dans le cadre d’un Etat démocratique plus ou moins juste pour les citoyens qui reconnaissent et admettent la légitimité de la constitution. La difficulté est celle du conflit des devoirs. Quand le devoir d’obéir aux lois promulguées par une majorité législative (ou des décrets issus d’une telle majorité) cesse-t-il d’être une obligation face au droit de défendre ses libertés et au devoir de lutter contre l’injustice? »
J. Rawls

« Quand il n’est pas nécessaire de faire une loi, il est nécessaire de ne pas la faire. Une chose n’est pas juste parce qu’elle est loi, mais elle doit être loi quand elle est juste. » Montesquieu

« Internet est la première chose que l’homme a créer sans la comprendre, c’est la plus grande expérience en matière d’anarchie jamais réalisé. » Eric Schmidt

« On ne peut pas comprendre ce qui se passe dans le monde en étant manichéen, « pour » ou « contre ». » Hayao Miyazaki

« Le savant n’est pas l’homme qui fournit les vraies réponses, c’est celui qui pose les vraies questions.  » Claude Lévi-Strauss

« La vérité appartient à ceux qui la cherchent et non point à ceux qui prétendent la détenir. »Condorcet

 

« Persévère à voir l’amour en tout, et ainsi l’amour de ton cœur ira s’augmentant. Deviens un artiste de l’amour. Ton pinceau favori se trouve en toi, en ton cœur ouvert. À l’aide de ce cœur grand ouvert, tu peins de magnifiques paysages en de vives et saisissantes couleurs. Tu fais même davantage que les peindre, tu les crées, tu les fais advenir. » Paul Ferrini

 

Réflexions sur le fonctionnement de notre gouvernance :

 

 

 

Théâtre et conférences gesticulé : 

Réflexion autour de la valeur du travail, « Éloge de l’oisiveté » est aussi une flânerie joyeuse à la découverte des routes parallèles empruntées par ceux qui, de tout temps, échappèrent au dogme de l’activisme. Et si l’oisiveté nous mettait sur la voie d’une société plus juste favorisant l’épanouissement de chacun ?

 

La Scop Le pavé avec ses incultures : (d’autres à voir )

Un philosophe aujourd’hui oublié, Herbert Marcuse, nous mettait en garde : nous ne pourrions bientôt plus critiquer efficacement le capitalisme, parce que nous n’aurions bientôt plus de mots pour le désigner négativement. 30 ans plus tard, le capitalisme s’appelle développement, la domination s’appelle partenariat, l’exploitation s’appelle gestion des ressources humaines et l’aliénation s’appelle projet. Des mots qui ne permettent plus de penser la réalité mais simplement de nous y adapter en l’approuvant à l’infini. Des « concepts opérationnels » qui nous font désirer le nouvel esprit du capitalisme même quand nous pensons naïvement le combattre…

 La loi de 2002 a commencé à étendre au secteur des services publics le cauchemar de l’entreprise : évaluation permanente, productivité accrue, rationalité schizophrène… et la « démarche qualité » comme outil pervers au service de la privatisation. Le management nous a privé de ce qui nous était le plus cher, le sens de notre travail. Nous « participons », ils profitent.

 

 

Des pistes de réflexions intéressantes :

 

 

Lorsque la culture est réduite à une uniformisation des esprits dans une même manière de dire, et de faire qui s’apparente à la mode, elle est très vite dépassée, désuète comme le sont les marques de courtisanerie. Et si aujourd’hui, la culture se cherche dans le dépassement incessant du spectacle, c’est bien parce qu’elle n’a pas su exister dans la durée, comme présent, qu’elle est incapable d’assumer l’héritage du passé et de se projeter dans l’avenir. Alors, si la culture doit être consommée dans l’instant et évaluée à sa valeur marchande, elle est ravalée, au mieux, au rang d’arbitre des élégances et des classes sociales, au pire à un « tittytainment » qui démobilise les esprits et abolit la pensée critique. Tittytainment est un mot-valise qui condense Entertainment, signifiant « divertissement », et tits, les « seins » en argot américain. Le tittytainment consiste en un « cocktail de divertissement abrutissant et d’alimentation suffisante permettant de maintenir de bonne humeur la population frustré de la planète ». La culture comme industrie de distraction se consomme pour démobiliser les esprits, la pensée critique, et non les cultiver. »

L’Appel des appel

« L’information a permis aux humains de connaître l’état de l’opinion, l’existence des événements, les ressors de cette matérialité organique et sociale dont ils sont aveuglément solidaires dans l’ignorance des obéissances aux puissances de la nature et à celles des souverains. L’information participe des Lumières qui ont permis l’affranchissement des puissances tutélaires des dispositifs de soumission.

Lorsque l’information fabrique l’opinion davantage qu’elle ne révèle, lorsqu’elle court immodérément vers le scoop et le fait-divers dans une concurrence acharnée à l’audimat qui expose l’informateur à la précarité d’un succès qui ne tient sa consistance que de l’éphémère, que le temps est celui du scoop et non de la durée de l’analyse et de la réflexion, nous sommes alors en présence d’une nouvelle forme de censure sociale. Cette censure sociale opère par la mise en concurrence des informations dont l’abondance permet d’éviter l’analyse et la mise en relief critiques. L’information fournit à la politique du fait-divers le temps de la réaction pour éviter celui de l’analyse et de la réflexion. »

 L’Appel des appel

« Ce qu’il est convenu d’appeler la mondialisation semble précipiter l’homme tragique dans la banalité dépressive qui accompagne un consumérisme sans idéal. Tout semble se dissoudre dans un quotidien où les questions ontologique (de sens) prennent la forme apparente et simpliste du biologique en tant qu’il se réduirait non à l’interrogation persistante de l’origine de la vie, mais dans le simplisme d’un déterminisme bi-univoque supposé répondre à toutes les interrogations de l’Homme moderne. La maladie même ne serait plus celle d’un être souffrant posant la question de son existence et du sens de sa présence au monde et à la mort, un être en relation avec ceux qui le soignent, mais pourrait se réduire à la simple gestion des populations par formules comptables et données prévisionnelles et statistiques. On sait à quel point cette attitude a pu engendrer de tragédies, et a fait le lit des idéologies comme le nazisme et sa sous-traitance vichyste. L’Homme réduit à des chiffres et des aiguillages, conduit à la mort dans des wagons de bestiaux. » S. Cherdi

« Notre peur la plus profonde n’est pas que nous ne soyons pas à la hauteur, notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au delà de toute limite. C’est notre propre lumière et non pas notre obscurité qui nous effraie le plus. Nous nous posons la question : “ Qui suis-je, moi, pour être brillant, talentueux et merveilleux ?” En fait, qui êtes-vous pour ne pas l’être ? Vous êtes né de la lumière. Vous restreindre et vivre petit ne rend pas service au monde. L’illumination n’est pas de vous rétrécir pour éviter d’insécuriser les autres. Nous sommes nés pour rendre manifeste la puissance divine qui est en nous. Elle ne se trouve pas seulement chez quelques élus : elle est en chacun de nous, et tandis que nous laissons briller notre propre lumière, nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire de même. En nous libérant de notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres… »

Nelson Mandela

« Quels sont les adversaires irréductibles des régimes constitutionnels-pluralistes  (Moins il y a de concurrence entre les partis, moins le citoyen a de choix et moins le régime est démocratique, la même règle s’applique à l’intérieur des partis (savoir s’ils sont structurés démocratiquement ou non). En système démocratique, la concurrence pour le pouvoir doit se soumettre à des règles précises, les décisions gouvernementales sont subordonnées à des règles, a contrario, en régime autoritaire, la décision devient loi. Aron ne veut pas opposer le Bien au Mal. Les régimes constitutionnels pluralistes connaissent des imperfections, ils peuvent être trop oligarchiques ou trop démagogiques. Mais on ne peut se dire démocratique – même lorsque l’on dit faire le bien – si on force l’homogénéité et l’orthodoxie de la pensée. Ndlr)  ?
 La première catégorie d’ennemis est composée des traditionalistes, de ceux qui gardent le souvenir et la nostalgie d’un type foncièrement autre de régime. […]

 La deuxième catégorie d’ennemis embrasse les privilégiés en matière économique, ceux qui se sentent menacés par la tendance socialiste du régime. […]

 La troisième sorte d’ennemis se recrute dans le sous-prolétariat ou les sous-prolétariats, ceux qui se sentent défavorisés par le fonctionnement du régime tel qu’il est. […]

 Il reste une quatrième catégorie : les masses populaires qui adhèrent à une idéologie de classe, hostile aux régimes pluralistes parce qu’ils rêvent de créer une société homogène d’où les classes auraient disparu. »

R. Aron 

 

Je veux imaginer sous quels traits nouveaux le despotisme pourrait se produire dans le monde ; je vois une foule innombrable d’Homme semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leur âmes. […] 

Au-dessus de ceux-là s’élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d’assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort. Il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l’âge viril ; mais il ne cherche, au contraire, qu’à les fixer irrévocablement dans l’enfance […] ; il pourvoit à leur sécurité, prévoit et assure leurs besoins, facilite leurs plaisirs, conduit leur principales affaires, dirige leur industrie, règle leur succession, divise leurs héritages […] ; il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie et les dirige ; il force rarement d’agir, mais il s’oppose sans cesse à ce qu’on agisse ; il ne détruit point, il empêche de naître ; il ne tyrannise point, il gêne, il comprime, il énerve, il éteint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation à n’être plus qu’un troupeau d’animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger. »

A. de Tocqueville (1840)

 

« Considérez que vous êtes à l’école de la vie, une école non officielle, où vous avez néanmoins tous les jours des leçons à apprendre. Demandez vous donc à chaque problème qui se pose dans votre vie, qu’elle est la leçon ? Si cet événement indésirable vous est déjà arrivé, demandez-vous quelle leçon vous n’avez pas encore apprise, où pas voulu entendre, quel est l’enseignement que vous avez refusé qui vous a amené jusque-là ? Demandez-vous ensuite ce que cette situation vous apprend sur vous, sur les autres, sur les hommes ou les femmes, sur l’amour ou le couple et sur la vie en général ? Demandez-vous enfin quel sens vous voulez donner à cette expérience ? Et prenez une décision : la prochaine fois, la prochaine relation, vous changerez quoi chez vous ? Car tout « problème » est une leçon à laquelle nous devons répondre par un changement de comportement ou d’attitude, de pensée ou d’action, de croyance ou de valeur. Tout problème est un apprentissage qui nous demande de nous adapter, de changer quelque chose en nous. »

Albert Camus

   

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Des bénévoles, des amis, des rencontres inter-générationnelles… tout au long de ce documentaire vous partez à la découverte de personnes qui ont choisi de vivre pour les autres et avec les autres. Partout en France, de nouvelles formes de solidarité voient le jour. Focus sur cinq d’entres elles, dont, entre autres, les Incroyables Comestibles, ce mouvement citoyen où des gens ordinaires, mais solidaires, transforment leur ville en jardin potager géant et gratuit. un documentaire, réalisé par Claire Lajeunie et Julie Zwobada, intitulé Ensemble, c’est mieux. Axé sur la solidarité d’aujourd’hui, ce film de 116 minutes vous fait découvrir des associations et des projets basés sur des nouvelles formes d’entraide, de service et de générosité.

« Il n’est plus temps de se battre contre un système mortifère en étant toujours en réaction et en retard face aux avancés de ce, dit système, mais de vivre pour une transformation positive, fédératrice, et émancipatrice. Celle-ci n’attend rien, elle peut commencer à l’instant même en regardant en soi ce que l’on peut améliorer pour aller dans cette direction et le propager autour de nous. À ce moment-là, nous pourrons enfin transcender notre place d’esclave psychique et physique pour enfin construire dans notre présent l’avenir que l’on espère. »

Jung.