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maximes de Omraam Mikhaël Aïvanhov

// février 12th, 2012 // No Comments » // Omraam Mikhaël Aïvanhov, PERSONALITE

« Très peu se doutent des dégâts considérables produits par cette manie qu’ils ont de toujours regarder le côté négatif des êtres et des choses.
Beaucoup d’amitiés, de relations sont brisées à cause de cette tendance à chercher les défauts d’autrui, à ne regarder que ce qui est mauvais, critiquable, et même à prendre plaisir à fouiller dans la vie des gens pour y découvrir des détails compromettants.

Le sage, lui, tâche de voir les deux côtés à la fois : le bien et le mal. Il n’est pas aveugle, il ne se laisse pas tromper, mais il considère que la partie essentielle des êtres, leur essence, c’est le bien. En fixant son attention sur le bien, il attire ses forces et le fait grandir en lui-même et chez les autres. » 

« Comme le soleil qui est toujours nouveau, notre vie doit être toujours nouvelle. La vie d’hier est déjà du passé, le soleil d’aujourd’hui n’est pas celui d’hier et il renouvelle aussi nos richesses, il nous apporte chaque jour quelque chose qui n’existait pas la veille. En se levant chaque matin il nous invite à entrer dans un autre rythme, à nous mettre au diapason de sa lumière qui jaillit à l’horizon. »

« Tu aimeras ton prochain comme toi-même » – mais comment l’homme s’aime-t-il lui-même ?
« Qui ne connaît pas ce commandement donné par Jésus : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » ? Même si on considère qu’il est difficile à mettre en pratique, on croit généralement qu’il est facile à comprendre. Mais je vous demande : comment les gens s’aiment-ils eux-mêmes ? Ils font des excès de toutes sortes, maltraitent leur estomac, leurs poumons, leur cœur, leur cerveau… Si on demandait à tous ces organes ce qu’ils pensent de l’amour des humains, ils vous diraient leurs souffrances et leur mécontentement.
L’être humain oublie trop souvent que son corps physique représente toute une population, des millions de cellules avec des fonctions bien définies : on y trouve des soldats, des médecins, des ministres, des architectes, des évêques, des pharmaciens… exactement comme dans la société. Et l’homme qui est le roi de ce peuple ne se soucie pas beaucoup de lui ; c’est pourquoi ses cellules se plaignent sans cesse de ce roi injuste, ignorant, paresseux, qui les nourrit mal et les laisse sans lumière, sans chaleur, sans air pur. Alors, quel amour peut-il avoir pour les autres quand il s’aime si mal lui-même ? »

« Vous avez certainement remarqué que, lorsque vous êtes triste ou découragé, penser à une personne que vous aimez ou admirez vous réconforte. Pourquoi ? Parce que les images que nous avons dans la tête ou dans le cœur ne restent pas inactives ; elles possèdent une vie, des pouvoirs, elles sont comme des transformateurs, des sources d’énergie.
Une image peut vous perdre et une image peut vous sauver. Une image peut vous intoxiquer et une image peut agir comme un contrepoison. Toute image est liée à une idée, et lorsque vous vous concentrez sur une image, elle agit sur vous, elle pose son sceau sur vous. Ne négligez jamais ce travail intérieur tellement bénéfique que vous pouvez faire avec les images. » 

« L’homme est-il libre, ou bien est-il soumis au destin ? Cette question est discutée depuis des millénaires. L’erreur, c’est de croire que tous les individus ont à subir les mêmes lois. Ceux qui, comme des animaux, n’obéissent qu’à leurs impulsions purement instinctives, sont inévitablement soumis aux lois de la fatalité ; c’est leur propre nature qui crée pour eux cette fatalité. Tandis que ceux qui ont acquis la maîtrise de leurs instincts, de leurs passions, échappent à la fatalité pour entrer dans le monde de la Providence, de la grâce, où ils connaissent la lumière et la liberté.
Il ne faut pas s’imaginer que tout le monde peut être libre ou que tout le monde doit subir un destin inexorable. Non, la liberté dépend du degré d’évolution de chacun. D’après sa façon de penser ou d’agir, l’être humain tombe sous le coup de la fatalité, ou s’attire les bénédictions de la Providence. Donc, dans certains domaines il est ligoté, il est soumis au destin, et dans d’autres il y échappe, il est libre…Jusqu’au jour où il disposera pleinement de sa liberté. » 

« Quelques grains de poussière s’introduisent dans un appareil : il ne peut plus fonctionner. L’appareil est intact, toutes les pièces sont là, oui, mais un rien a suffit pour entraver son fonctionnement. Et vous, vous êtes là avec votre tête, vos jambes et tous vos organes, rien ne vous manque ; mais votre voisin ne vous a pas salué en passant, vous n’avez pas reçu une réponse que vous espériez, un ami vous a dit une parole blessante, vous avez dû attendre plus longtemps que prévu chez le dentiste ou chez le coiffeur ( la liste de tous ces petits inconvénients de la vie quotidienne est interminable !)…et vous êtes de mauvaise humeur pour la journée. Ce ne sont là que quelques grains de poussière, mais voilà qu’ils paralysent et font grincer les rouages de vos centres psychiques.
Alors, réfléchissez : est-ce que ça vaut vraiment la peine de gâcher une journée pour si peu ? Apprenez à souffler sur toutes ces poussières et vous vous sentirez tellement plus léger et en paix ! »

erreurs sacrées…
« Quelles que soient les erreurs que vous avez commises, rien ne peut vous empêcher de retrouver la voie du salut si vous le désirez vraiment . Dites-vous même que le Ciel a davantage confiance en un être qui a commis des fautes et qui s’est repenti, qu’en celui qui n’en a jamais commis. Pourquoi ? Parce que celui qui n’est jamais tombé ne sait pas qu’il doit prendre des précautions : il n’a pas d’exp érience, il n’est donc pas encore solide, il peut aller n’importe où, aveuglément, et un jour c’est la chute. Tandis que celui qui est passé par les griffes du diable, qui a souffert et qui prend la résolution de sortir de là pour accomplir la volonté de Dieu, s’il réussit, le Ciel le prendra à son service. Il dira : « Enfin , en voilà un sur qui on peut compter ! »
De ce que je vous dis là, vous devez seulement retenir que, quelles que soient vos chutes, il vous est toujours possible de vous redresser. N’en concluez pas que vous pouvez vous permettre tous les égarements afin de mieux vous améliorer ensuite ! De toute façon, vous avez tous commis suffisamment d’erreurs jusqu’à maintenant : il est temps de vous assagir et de vous mettre au service du Ciel. » 

« Vous voulez qu’on ait plaisir à vous recevoir, à vous rencontrer ? Au lieu d’apporter vos tristesses, vos soucis, votre mauvaise humeur aux autres, pensez comment vous pouvez leur apporter la joie. On s’écarte de ceux qui empestent l’atmosphère de leurs plaintes et de leurs récriminations. Mais ce qui est pire encore, c’est qu’ils empoisonnent leur propre existence.
La tristesse est une fumée noire qui, après avoir envahi l’âme, finit par étendre son ombre sur tout le visage. A la longue, même le fonctionnement de l’organisme est troublé et l’intelligence obscurcie. Vous direz que la bonne humeur, la gaieté sont souvent une question de tempérament et qu’il est difficile de changer son tempérament. C’est vrai, mais par la pensée, avec l’amour et la volonté, on peut y arriver…
Pour apporter le bonheur aux autres, il faut surtout remplir son cœur d’amour. Appelez donc l’amour de toutes vos forces, et non seulement vous serez heureux, mais le bonheur que vous donnerez vous reviendra amplifié. » 

« A quoi cela sert-il de toujours souligner les défauts des humains ? Est-ce qu’on les voit pour autant s’améliorer ? Non. Alors, désormais, tâchez plutôt de vous concentrer sur le principe divin, immortel, éternel, qui vit aussi en eux et d’avoir pour ce principe divin des sentiments sacrés : vous les aiderez et vous ferez aussi un bon travail sur vous-même. Tandis qu’en vous occupant de leurs défauts, vous vous faites du mal, car vous vous nourrissez de saletés, et vous empêchez aussi les autres d’évoluer. Ensuite, ne vous étonnez pas de vous sentir seul. En critiquant les autres, en soulignant leurs faiblesses et leurs lacunes, vous ne faites que creuser un fossé entre eux et vous.
Quand par votre âme et votre esprit vous saurez entrer en relation avec toutes les âmes et tous les esprits sur la terre, quand ce qu’il y a de meilleur en vous rencontrera ce qu’il y a de meilleur chez les autres, croyez-moi, vous ne vous sentirez plus seul. » 

« Le pouvoir de l’homme réside dans les petits efforts renouvelés chaque jour. Malheureusement, c’est justement là qu’il capitule. De temps à autre, il peut être capable de se surpasser et d’accomplir des exploits. Mais vaincre chaque jour l’inertie, la paresse, se contrôler… que c’est difficile ! Et pourtant, la vraie puissance est là, dans la ténacité. Rien ne résiste à celui qui ne se laisse pas arrêter en chemin, car il déclenche de puissantes lois devant lesquelles les obstacles finissent par céder.
La plupart des gens concentrent toutes leurs énergies dans l’effort d’un instant et s’ils ne réussissent pas, ils renoncent, c’est pourquoi ils restent faibles. La force, la puissance ne s’acquièrent qu’avec de petits efforts renouvelés chaque jour. Si vous parvenez à travailler dans la continuité, vous saurez trouver le rythme convenable qui permet de gagner peu à peu du terrain, et quelles énergies vous recevrez pour poursuivre votre travail ! » 

Omraam Mikhaël Aïvanhov

// février 26th, 2011 // No Comments » // Omraam Mikhaël Aïvanhov

Omraam Mikhaël AïvanhovOmraam Mikhaël Aïvanhov (1900-1986) maître spirituel français d’origine bulgare,

vient en France en 1937 où il donne l’essentiel de son enseignement.

Au travers de plus de 4500 conférences, il explore la nature humaine dans son environnement, à l’échelle individuelle, familiale, sociale, planétaire. Celui que nous appelons Maître, dans l’acception orientale du terme se référant à la maîtrise personnelle et au talent pédagogique, nous dit : « ce que je souhaite par cet enseignement, c’est vous donner des notions sur la vie, sur vous-même, comment vous êtes construits, quelles relations vous avez avec l’univers tout entier et quels échanges vous devez faire après entre vous et l’univers qui est la Vie ».

Aider l’être humain à retrouver sa dimension spirituelle (qu’il appelle sa nature supérieure ou divine), à se perfectionner, se renforcer et s’épanouir au cœur du monde où il se trouve, voilà son objectif prioritaire. Omraam Mikhaël Aïvanhov précise : « Je me suis surtout efforcé d’éclairer un sujet : les deux natures de l’être humain, sa nature supérieure et sa nature inférieure, parce que c’est la clé qui permet de résoudre tous les problèmes. »

Mais le travail intérieur, individuel, s’inscrit dans une perspective plus large et universelle : il permet d’acquérir la conscience que nous sommes citoyens du cosmos, membres de la grande famille humaine, la fraternité universelle, fils et filles d’un même créateur. Au-delà encore, l’enseignement du Maître Omraam Mikhaël Aïvanhov nous invite à participer à la réalisation d’un nouvel âge d’or sur la terre.

Par son rayonnement et son enseignement, le Maître Omraam Mikhaël Aïvanhov a ouvert à d’innombrables personnes le chemin de l’épanouissement intérieur.

Historique

Né le 31 janvier 1900 à Serbtzy en Macédoine, Omraam Mikhaël Aïvanhov vit par la suite à Varna en Bulgarie. Sa jeunesse se passe dans des conditions difficiles : la perte de son père, la pauvreté, l’instabilité et les guerres sont pour lui autant d’occasions de développer sa volonté, d’affiner sa conscience et sa spiritualité, ainsi que son désir d’être utile à toute l’humanité.

À dix-sept ans, il rencontre le Maître Peter Deunov. Après des études universitaires à Sofia, il devient professeur, puis directeur de collège. Parallèlement, il suit assidûment l’enseignement du Maître Peter Deunov qui est pour lui un champ infini d’explorations et d’expériences. Tout en demeurant volontairement discret et effacé dans la fraternité de Peter Deunov, il a pourtant une profonde influence spirituelle et humaine sur ses contemporains.

Le Maître Peter Deunov

Peter Deunov (1864-1944), fils d’un pope orthodoxe, destiné à entrer lui-même dans le clergé, il fait des études de théologie, puis de médecine aux Etats-Unis. De retour en Bulgarie en 1895, il se trouve à l’étroit dans le cadre rigide des institutions et des dogmes de l’Eglise orthodoxe.

Dès 1900, il donne des conférences publiques qui insufflent une vie nouvelle aux doctrines chrétiennes traditionnelles. Aidé d’un groupe de disciples, il organise des congrès, il fonde la Fraternité Blanche en Bulgarie et, peu à peu, son mouvement est connu dans toute l’Europe. L’œuvre de ce grand Maître spirituel y reste rayonnante.

En 1937, le Maître Peter Deunov réunit autour de lui plusieurs dizaines de milliers de disciples. Prévoyant les bouleversements politiques et les persécutions qui allaient toucher son pays et mettre en péril la Fraternité Blanche, il choisit Mikhaël Aïvanhov celui qu’on appellera dès lors Frère Mikhaël pour faire connaître son enseignement en France et dans le monde.

L’oeuvre d’Omraam Mikhaël Aïvanhov

À partir de 1937, il travaille à faire connaître cet enseignement qu’il a apporté en France. Son rayonnement est intense et son influence touche les différentes sphères de la société. En dépit des difficultés et des épreuves, il demeure fidèle à sa mission et continue à donner, inconditionnellement, son attention et son amour à tous ceux qu’il rencontre. Poussé par ce désir qui ne le quittera jamais de contribuer à la création d’une humanité profondément fraternelle, il établit la fraternité française sur le modèle de celle de Peter Deunov.

En 1959, après avoir œuvré pendant plus de vingt ans à la tâche confiée par Peter Deunov, il part séjourner en Inde. Il y rencontre le Mahavatar Nimcaroli Babaji, dont Yogananda avait dit que le rôle était, depuis longtemps, celui d’un guide pour les prophètes et les Maîtres.

Il reçoit, dans des circonstances sur lesquelles il a toujours été très discret, le nom Omraam.

Le nom Omraam

 » Ce nom, commente Georg Feuerstein, est composé de Om et Ram, deux mantras bien connus en Inde qui sont des mots sanskrits chargés de pouvoirs.

Om est le mantra le plus sacré des Hindous. Il représente l’Absolu ou le Divin.

La syllabe Ram, écrite en français «  Raam  » pour qu’elle soit correctement prononcée, est le mantra qui représente l’élément feu.

Le Maître expliquait le sens initiatique de son nom comme suit :

« D’ailleurs le nom que l’on m’a donné dans l’Inde, Omraam, correspond aux deux processus « solve » et « coagula » des alchimistes : Om dissout les choses, les rend subtiles, et Raam les matérialise, les concrétise. Le nom Omraam est donc tout un processus de concrétisation : l’idée invisible, impalpable qui doit s’incarner sur la terre pour que le monde entier puisse la voir, la toucher. »

Jusqu’à ce jour, Frère Mikhaël avait refusé d’être appelé Maître par ses disciples. Il s’était toujours considéré lui-même comme disciple de son propre Maître, Peter Deunov. Maintenant tout était changé. Ses disciples, qui le suivaient déjà depuis 22 ans, insistaient pour lui témoigner le respect qui lui était dû et, finalement, il accepta qu’on l’appelle « Maître ».

Un vrai Maître, dit-il, est quelqu’un qui connaît la vérité, qui comprend parfaitement bien les lois et les principes de l’existence et les respecte. Il a aussi la volonté et la capacité de maîtriser son monde intérieur et d’utiliser cette maîtrise dans le seul but de « manifester toutes les qualités et les vertus de l’amour désintéressé. »

Le désintéressement est l’amour non égoïste dont la plus haute expression dans notre univers immédiat, selon Aïvanhov, est le soleil.

Il ajoute :

« L’idéal du disciple est de se dégager de toutes les limitations, de rejeter toutes les entraves, pour devenir comme la lumière.»

Les entraves dont parle Aïvanhov, sont les limites établies par l’égo-personnalité, qui nous empêchent presque totalement de voir les choses telles qu’elles sont, et de penser, sentir et agir en accord avec la Réalité… « 

Georg Feuerstein
Le mystère de la lumière - Editions Prosveta

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