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Le seigneur des anneaux : oeuvre alchimique ?

// mai 1st, 2012 // No Comments » // Le seigneur des anneaux : oeuvre alchimique

Le seigneur des anneaux est une très profonde et très fine analyse du monde des hommes. En réalité, c’est une œuvre alchimique.

L’univers de Tolkien est alchimique. Il est philologue, universitaire. Il a une connaissance pointue des traditions populaires qui sont mêlées à l’alchimie. En plus, sa spécificité est qu’il parle du petit peuple. Il parle des personnages féériques présents surtout dans les pays du Nord. Il a utilisé aussi des vieilles langues. L’elfique en tant que langue n’existe pas mais l’écriture, les runes existaient vraiment. Il s’est appuyé sur du solide pour co-créer avec son imaginaire une quête avec un anneau forgé qui sort de cette forge pour y revenir. On part d’une énergie indifférenciée et on l’a fractionné entre les hommes, les nains et les elfes et le but du jeu est de rassembler tout ce qui dispercé pour retrouver cette unité. Là, ça se fait dans la douleur : il n’est de rassemblement possible QUE contre un ennemi commun. La quête finalement est de dire même quand cet ennemi commun aura disparu, le fractionnement devra disparaître avec. Il a utilisé bien des symboles alchimiques comme le mithril par exemple. C’est un métal qui a des propriétés étonnantes. 

L’oeuvre alchimique met au centre le conflit, la dialectique et le paradoxe qui tant sur le champ de bataille ou dans les choix des divers personnages (Arwen entre la divine et elfique éternité ou l’humaine mortalité et fragilité ; Aragorn entre le fait d’être sur le trône ou pas ; Frodon entre poursuivre sa quête ou pas, le conflit entre l’elfe et le nain, Faramir et Boromir, …). Il y a une dualité omniprésente. L’anneau de puissance ou de Sauron symbolise le Mal , car il est le pouvoir et la facilité. Il est la souffrance car en même temps, il détourne l’âme de sa fin ultime. Ceux qui ont abandonné » l’âme héroïque », pour échapper aux souffrances , souffrent encore plus et sont bien seuls dans leur solitude. Il est bien question de l’interiorité « sanctifiante ». Une autre tentative de conjonction est dans cette métaphore : réunifier l’équilibre entre le royaume des cieux(le surnaturel par la présence de la magie) et de la royauté (pouvoir temporel idéal chevaleresque). L’oeuvre dispose de l’arsenal complet des archétypes traditionnels : Un sorcier, un roi, un guerrier , un homme « simple », sauvage d extraction de la nature: le » hobbit »). Ce conte n’est pas unilatéral : les hommes comme les femmes y contribuent, l’un n’est pas contre l’autre : le rôle clé aussi du féminin , qui a plusieurs reprises influence le destin même de l’œuvre (je pense à la mort du Roi Sorcier qui ne peut être tué que par une femme guerrière, la princesse d’Edoras). L’histoire montre aussi des princesses sauvages et guerrières, dans la nature et la magie et non des princesses enfermées dans leur tour dans l’attente de leur prince charmant qui ne vient jamais (exception : Shreck!)  Tolkien lance cette injonction: ne pas éviter les souffrances , rester un guerrier dans la compassion des communautés et des idéaux,sans les vertus et intégrer, laisser agir l’ensemble et la multitude des archétypes. Chacun contribue de par son caractère même infantile (Merry, Pippin) même dément (Boromir) même paranoïaque, dépendant à mort (Gollum) même dépressif et désespéré (l’intendant du roi du Gondor, père de Boromir même Faramir) même manipulateur (le père d’Arwen qui sait sans lui dire que sa destinée chez les hommes lui donnera le bonheur d’avoir un fils. Il ne lui dit pas pour qu’elle aille vers les terres immortelles. C’est sa volonté) à poser des actes héroïques. Sans ces actes, sans ces acteurs, l’homme dégénère. Le seul homme qui échappe a cette contrainte est le saint (le détaché). Si les hommes n’étaient que des contemplatifs, la dure loi de l’héroïsme ne serait pas nécessaire

par : P. Burensteinas

Pinocchio ou l’ange humain

// avril 11th, 2012 // No Comments » // Pinocchio

Pinocchio, personnage sorti de l’imagination de Carlo Collodi (Pseudonyme de C. Lorenzini) est l’inspiration de notre histoire à tous. Cette histoire particulièrement « signée » de l’Esprit est spécialement destinée aux quêteurs de vérités oubliées. « Soyez comme des petits enfants pour entrer dans le royaume » enseigne Jésus en clé d’énigme. Alors allons y et penchons-nous sur les histoires de notre enfance avec des yeux neufs, un esprit ouvert, conscient de la présence de messages codés en attente de découvertes.

La marionnette…

est la représentation de l’Humain. Pantin de bois, manouvré par la main de son créateur, il est sa manifestation, le dédoublement de son esprit. Des fils le rendent à l’apparence du vivant. Il est facile d’oublier ses fils, presque invisibles, et parfois la vanité offre la délicieuse sensation d’être totalement libre. Bien sûr, c’est un leurre car l’Humain n’a en lui qu’une seule chose qui lui appartienne et dont il est responsable : Le Choix. Tout le reste lui est prêté, énergies, pensées, environnement. Prenez conscience que dans le flux incessant de pensées et de mots qui nous viennent étrangement à l’Esprit, nous choisissons ceux qui nous paraissent les plus justes. Et nous supposons que ce flux vient du plus profond de nous-mêmes, alors que c’est, à peine visible, un des fils qui nous anime en marionnette de chair.

Voici donc l’histoire de Pinocchio telle que vous ne l’avez jamais lue.

A tout les curieux qui lisent ces lignes, bienvenue dans l’étrange histoire d’un pantin à la recherche de son Père. Alors ouvrez grand vos yeux et votre cœur !

La Naissance

Pinocchio a eu plusieurs origines selon les versions proposées. L’ originale mentionne un charpentier trouvant un morceau de bois qui avait pour particularité de rire et de parler. C’est justement cette version qui fut dernièrement traduit en film cinématographique par Steve Barron ; elle a l’avantage de proposer de remarquables effets spéciaux et une touchante prestation de Martin Landau en Gepetto. A tel point qu’il est possible d’avancer que les inspirations du film sont plus profondes que celle du livre ; c’est pour cette raison que je m’y référerai.

Nous sommes, en ces temps de fin de millénaire, baignés de quantités d’influences qui s’expriment à travers les récepteurs-cerveaux humains. Les idées, les inspirations, les événements sont le reflet de dévoilements qui n’ont encore jamais été donnés jusqu’alors. D’où l’importance d’un regard plus aiguisé sur les informations qui nous entourent.

Gepetto

homme célibataire, s’est renfermé dans une solitude sentimentale, par amour pour Léona, devenue l’épouse de son frère. Fidèle à ses sentiments, il reste seul avec son désespoir qui s’exprime pourtant dans une gravure qu’il fit sur une souche, dans la forêt. Elle représente un cœur avec les initiales de son rêve inaccessible. Il mit véritablement l’énergie de son amour dans cette gravure. Quelques années plus tard, cette souche, miraculeusement et par magie, lui roule à ses pieds et refuse de finir brûlée dans sa cheminée. Intrigué, Gepetto découvre alors le cœur gravé sur cette bûche et décide d’en faire une marionnette. Dans la version du dessin animé de Walt Disney, c’est une fée bleue ailée qui donne la vie à la bûche.

Nous avons donc un Homme qui veut être Père et qui façonne son enfant « virtuel ». Ce système de naissance nous apparaît en dehors de tout acte créateur logique, et pourtant. La reproduction biologique constitue notre repère principal, et il est logique qu’il y en ait d’autres. Celui décrit dans le conte est le reflet d’une autre réalité, celui de la création divine. Et oui, rien que cela ! Rappelez-vous : « Dieu créa l’homme à son image », « Il le façonna avec de l’argile », etc. Pour créer un système autonome, il faut avoir préalablement finalisé sa forme, ses organes et fonctions. C’est ce que nous faisons lorsque nous créons une machine. Dans le cadre d’un être vivant, les organes sont imaginés et la forme est conçue, bien sûr. Puis, la Vie, cette étincelle mystérieuse, est intégrée. Bref, on transmet la Vie tout au plus, mais on ne la donne pas.

Pinocchio est né par le façonnage d’une substance, et ce symbole correspond aussi à la création des anges. Affirmation gratuite j’en conviens, mais rappelez-vous comment l’Adam Glébeux fut créé: à partir de la poussière de la terre. (Gen. 2-7). Notre science nous démontre que les êtres naissent à partir d’un germe dans une matrice, mais il est d’autres façons de créer la vie. Certains chercheurs déjà manipulent les gènes et développent des vies programmées. Le conte de Pinocchio, identiquement à la Genèse, apporte le thème d’un autre système de création. Cela reste un symbole, mais à son origine, les systèmes biologiques angéliques ou humains sont nés d’une conception, d’un champ « forme » habillé de matière. La création biologique humaine fut ensuite synthétisée en germe transplantable. Ce champ d’énergie humain, les ondes de formes, tout cela n’est plus de la science fiction. Voyez l’acupuncture ou les champs morphiques (cf. le biologiste anglais : Ruppert Sheldrake) qui sont l’expression de ce champ énergie impalpable qui est en « dessous » de la matière. La création de ce Pinocchio en bois en est l’expression symbolique et imagée.

La Fée bleue

Bien sûr, il lui manque la vie, et, selon les façons de l’aborder, c’est soit une fée, soit un acte magique qui en est l’origine. Mais alors qui la donne ? La Fée bleue ailée, bien sûr, quelle question ! Je m’égare en apparence pour mieux revenir… La fée bleue qui vole est apparue bien des fois pour orienter les hommes incrédules. On la nomme Marie, la Mère de Dieu, c’est à dire la source de la Vie. Mère de Dieu ? Rendez-vous compte, Dieu aurait-il donc été créé lui aussi ? Oui, même notre Dieu à une « Maman » matière !

L’œil de Pin

Pour en revenir à notre Pinocchio. Il est le fruit d’un travail minutieux, laborieux, de la manipulation de la matière. Les symboles représentés sont précis. Pinocchio, littéralement, en italien, « L’oil de Pin », est fait de bois. Symboliquement le bois est une graine nourrie de chaleur, d’eau et de lumière, qui se transforme en arbre. Et vous savez que l’arbre est un symbole lié à l’humain dans ses éléments constitutifs : la sève pour le sang, le tronc pour son corps, les branches pour les ramifications de son esprit, les feuilles pour les récepteurs de photosynthèse, c’est à dire les récepteurs de « Lumières », etc. Tout cela dire que le véritable être de bois, c’est nous-mêmes ! Ne restons donc pas de bois.

En cabale française, « BOIS » laisse apparaître « BIOS », la vie ou bien Bi-os, deux origines, humaine et divine. Veuillez noter au passage ce clin d’oil de l’esprit qui signale en ces lettres : O-B-IS ! Obéir, oui, car se libérer des fils a demandé à notre Pinocchio d’obéir à sa conscience et à son père.

C’est aussi un autre impératif : BOIS ! Hasard ? Non, bien sûr, « Buvez mon sang » est l’exemple le plus connu. Cela veut dire : Assimilez mon enseignement. J’en viens naturellement au PIN, homophonie de PAIN, qui est, lui aussi, né du labeur de l’homme sur un travail d’une substance. Le « Mangez mon pain« , est l’expression d’une exemplarité d’action, car il n’y a d’amour que des preuves d’amour.

Tel est l’humain, un être de bois qui se modèle. Vous avez cependant remarqué que les termes associés au bois ont une connotation négative : « langue de bois », « rester de bois », et même « chèque en bois », pour désigner des valeurs vides. Effectivement, notre Pinocchio est à sa naissance une valeur, mais vide de principes et de compréhension. Il est le garnement, le chenapan immature et non le bon garçon vertueux. Tel est l’humain par essence.

La dualité

Toutes les traditions le mentionnent : le bipède humain n’a pas une origine terrestre, mais angélique. Au cours de la fameuse révolte, il exprima ses pulsions d’égoïsme, d’orgueil, de vanité qui sommeillaient en lui, et ce fut une bonne chose ! Lors de l’incarnation terrestre, ces instincts ataviques se réveillent pour qu’il puisse les combattre et acquérir une énergie, une volonté de développer des qualités. Faut-il le savoir !

Question : Pourquoi notre gentille fée bleue a créé un esprit à Pinocchio si méchant, alors que notre Geppetto ne désirait qu’un fils agréable ? Est-elle un brin. espiègle ? Non, point de hasard dans les tortueuses pérégrinations de la pensée et des projets des dieux. Comprenez que la terre est une terre d’élection et de sélection de valeurs et de qualités. Et c’est justement l’histoire de notre Pinocchio avec sa naissance si mystérieuse. Une marionnette qui parle, n’a-t-on jamais vu ça ? L’humain est bien un animal qui parle. non ?

Ha ! J’ai failli oublier ! Notre fée est tout de même pleine de précautions. Elle donne à notre cher Pinocchio une conscience : un criquet ! Il est petit, perturbant et toujours de bons conseils, mais jamais une obligation. Vous comprenez à présent pourquoi cette conscience est « extérieure » à l’esprit de Pinocchio, car si sa conscience était déjà intériorisée, il n’aurait pas de travail à faire sur lui. Cette conscience extérieure lui donnera l’occasion d’exercer ses choix (mot que l’on trouve en anagramme dans les 4 dernières lettres de PinocCHIO = CHOI) par de judicieux conseils. Chez l’humain, cette conscience est aussi « extérieure » dans le sens de liberté de choix. Elle est la petite voix qui nous pousse à bien faire.

Le temps des épreuves

Durant toutes ses épreuves, Pinocchio subit une métamorphose particulière : son nez s’allonge à chaque mensonge. Cette caractéristique amusante apporte deux enseignements.

  1. Le premier est celui de la loi de cause à effet. Une action se répercute plus ou moins sur son « émetteur » selon son importance. Plus Pinocchio ment, plus son nez s’allonge. Il ne peut y échapper, qu’il le veuille ou non il est assujetti à cette loi. Pour l’humain, cette loi existe, mais le « choc en retour » est différé dans le temps. D’où pour lui la difficulté de compréhension pour établir des liens entre les causes et les effets. Cette loi est connue sous le terme de Karma.
  2. Le deuxième symbole lié à l’allongement du nez, est la mise en valeur d’un impératif : « Suis ta conscience, ton intuition ! ». Pourquoi ? Parce que c’est par le nez que s’effectue l’inspiration. Le nez est le symbole de l’intégration de substance air-esprit. « Avoir du nez », ou « Avoir le nez creux », sont des expressions assimilées à l’inspiration, l’intuition. Dieu souffle dans les narines d’Adam un souffle de vie pour qu’il prenne possession d’un esprit personnel. Ainsi, le nez qui s’allonge devant les yeux ébahis de Pinocchio est sa propre injonction à « sentir » mieux, à réfléchir, selon un autre niveau.

Les 2 compères

Vous avez pu apercevoir que deux compères mi-hommes, mi-animaux, entrent en scène. Ce sont un renard et un chat, ou une chatte dans le film. Ce couple malfaisant est, à l’image inversée de Jiminy criquet, la tentation, les mauvais penchants qui feront parti des choix de Pinocchio. Le système des choix est alors respecté : Le bien d’un coté et le mal de l’autre. Pinocchio pourra donc faire son apprentissage de façon autonome. C’est identique pour l’humain. Outre la petite voix de la conscience, des pulsions, des envies de plaisirs ou de bonheurs faciles le poussent souvent à mal faire les choses. Cette inspiration à mal faire est souvent incompréhensible pour l’homme sur terre, ignorant de sa raison d’être. Le fait de mettre des obstacles ne veut pas forcément dire que l’on veut sa perdition, mais plutôt un renforcement de ses capacités. Il ne viendrait pas à l’esprit d’un coureur de 110 mètres de blâmer la présence des haies. Les épreuves ne sont rien d’autre que des tests de sélection. Le savoir facilite l’acceptation de l’épreuve mais n’en dispense pas. Le renard exprime le caractère malin, intelligent de l’inspiration du mal, le chat en exprime le caractère sournois et autonome.

Pinocchio commence à jouir de la vie de manière indépendante, ou du moins le croit-il. Mais vivre sa première liberté n’est pas chose facile et bien sûr, il fit quelques bêtises. La plus grosse, dans le film, fut de saccager une pâtisserie, le lieu des plaisirs. Pour ceux qui connaissent l’histoire de la chute des anges, reconnaissez l’étape où ceux-ci profitèrent de leur nouvelle liberté jusqu’à la sentence prononcée par le tribunal selon les désordres commis. Pinocchio a vécu la même chose, comme par hasard, et curieusement, ce fut Gepetto qui fut mis en jugement, responsable paternel de son fils. Pourquoi ? Parce que le véritable responsable du désordre, ce fut le créateur lui-même. C’est lui qui infusa en ces anges des velléités de liberté. Etant au dessus des temps Il savait naturellement ce qu’il faisait.

Le Théâtre…

prononcé fut de confier la garde de Pinocchio au sieur Lorenzini, directeur d’un théâtre de marionnette. Ce lieu symbolique correspond à une sorte de monde à l’intérieur du monde, avec une mise en scène particulière d’un auteur sur un peuple de marionnettes. Essayez de deviner. Le théâtre représente la terre, monde à l’intérieur du monde, où les marionnettes humaines jouent leur rôle. C’est amusant comme les « hasards » sont troublants, Pinocchio est déguisé en soldat dans la pièce dans laquelle il joue, luttant contre un géant pour libérer la reine. Par la suite, il sauve la reine à partir d’un navire qui arbore un drapeau « Liberté ».

Eh oui, l’humain doit lutter contre un géant sur cette terre. qui n’est pas autre chose que lui-même ! Sauvez la reine ? C’est sauver l’Amour, le principe féminin. Tout cela dans un navire, son corps, qui est sous la bannière de la Liberté. Le plus étrange est qu’il doit lutter contre un dragon-baleine contre lequel il va effectivement se battre plus tard. Le théâtre représente bien la vie, mais mise en scène avec un scénario. Lorenzini, directeur du théâtre, est en fait le nom véritable de l’auteur du conte. Dans la version originale, le directeur du théâtre est prénommé « le mangeur de feu ». Peut-être les auteurs du film ont-ils voulu rendre un hommage à l’auteur, avec le souci de garder le caractère pyrotechnique du personnage ! Lorenzini dans le film met le feu au théâtre, le transformant en enfer, prenant ainsi le rôle du « méchant ». Il en faut toujours un.

La traduction pour l’humain de cet épisode dans la vie de Pinocchio n’est pas difficile à deviner. L’auteur de notre monde a laissé le feu s’installer, et nous vivons dans notre propre enfer. Le monde autour de nous part dans une dérive certaine, et notamment en ce qui concerne les catastrophes naturelles. La guerre, les combats, les animosités, tout cela représente le « feu » de notre théâtre. En cabale, le mot THE-ATRE signifie « foyer de Dieu » (THE pour Théos). Vous allez me dire : « Mais pourquoi l’auteur du scénario terrestre laisse-t-il le feu se propager ? ». Oui, toute la compréhension de ce qui nous arrive vient de cette question.

Et Dieu…

Dieu sait bien sûr ce qu’il fait, ou alors il serait criminel. Si vous êtes athée, la question ne se pose pas, mais si vous êtes croyant, comment comprendre que Dieu, Allah, Jéhova, ou le « Grand Architecte de l’Univers » laisse faire avec une désinvolture révoltante les terribles crimes auxquels nous assistons ? Serait-il insensible au malheur, ou lui-même complice des crimes pour non-assistance ? N’est-il pas tout puissant après tout ? Il faut bien admettre qu’il laisse faire, avec joie, non, mais il laisse faire, et encore plus grave, il amplifie les malheurs. Il y a de quoi se révolter non ? Mais au plus terrible de l’épreuve, les cours se soudent et émergent de véritables valeurs sur les cendres des catastrophes. Regardez comment les villageois oublient leurs querelles bassement humaines lorsque toutes les maisons sont détruites, suite à un tremblement de terre. Le voisin devient un frère de souffrance, mais un frère tout de même. Du chaos émergent de véritables cours, et c’est pourquoi « on » accélère les conséquences de nos choix erronés. Dieu et le Malin travaillent de concert. pour faire naître des consciences et des âmes.

Pinocchio par la suite cherche à se réfugier, cherche sa source, sa souche, et cela correspond à la recherche du paradis, du bonheur, de notre véritable origine, à travers différentes visites de « lieux ». Après avoir quitté le théâtre, Pinocchio parcourt différents environnements, c’est à dire pour l’humain plusieurs mondes, plusieurs planètes. « Il y a plusieurs demeures dans le royaume de mon Père » disait le violent Jésus. Ne croyez pas qu’un humain se forge sur une seule vie, sur un seul monde, ce serait trop facile.

Le Karma

Pinocchio va ensuite essayer de faire fructifier son argent de façon naïve, pour Geppetto, mais sa bonne conscience lui dicte son ordre de pensée : « Les miracles ne poussent pas sur les arbres. Les miracles viennent du cœur « . Effectivement, je rajouterai même qu’on ne doit attendre que le miracle de ses efforts.et il existe ! Sachez qu’une qualité développée non seulement amplifie les autres qualités, comme par magie, mais provoque, un jour ou l’autre, mais rarement à court terme, plutôt à long terme, un cadeau en retour qui « tombe du ciel ». C’est la loi du karma. Cet épisode des 5 pièces d’or désigne la richesse humaine ( Le chiffre 5 pour désigner l’humain et ses 5 sens), qui est donc la richesse de cœur . Le fait de vouloir enterrer son trésor pour le faire fructifier correspond au trait psychologique classique de l’attente consciencieuse immobile. « On ne peut se changer » est l’adage préféré de ceux qui renonce à multiplier leurs valeurs. A partir d’un certain âge, beaucoup ne cherchent plus à faire évoluer leur caractère, ils « enterrent » leurs trésors. Dommage, quelle naïveté de pantin !

Puis vient l’épreuve principale…

Celle où les enfants, avec Pinocchio, arrivent au pays des jouets. C’est le lieu rêvé ! Il n’y a ni livres ni maîtres et les vacances durent tout le temps. Dans le film, c’est une véritable fête foraine ou les dégradations et violences sont encouragées. L’ami de Pinocchio dans cette épreuve porte un nom étrange : Lumignon ! C’est, d’après la définition classique, un petit morceau de chandelle qui diffuse une lumière faible.

Effectivement, chaque être est un « petit bout de lumière » qui brille plus ou moins fortement. Depuis longtemps les traditions associent la valeur d’un être à son intensité « lumineuse ». Comment l’interpréter rationnellement ? Vous connaissez la solution : Le mot Lumière est choisi non seulement pour exprimer ce qui est l’attribut d’un esprit brillant ou hautement spirituel mais aussi par perception plus ou moins consciente d’une aura émanée. Déjà nos artistes, très sensibles au sens visuel, dessinaient des auréoles autour de la tête de nos saints hommes. A présent, l’étude des phénomènes énergétiques est plus rationnelle, les Chinois ont d’ailleurs fondé des techniques de guérison et de bien-être par l’utilisation de cette force intérieur, le « Chi » et les méthodes d’acupuncture.

Plus récemment, le scientifique russe Kirlian découvre en 1939 une méthode pour prendre des photographies d’émanations énergétiques des corps. L’interprétation des couleurs des auras révèle des choses étranges. Notamment le fait qu’une aura de pétale de rose coupée reste presque à l’identique du pétale entier. D’autres expériences montrent que ces émanations colorées sont dépendantes, non seulement de l’état de santé physique, mais aussi des sentiments exprimés. La fameuse Lumière décrite depuis longtemps n’est pas une simple image de magnificence, c’est une réalité.

Voici donc notre Pinocchio avec son « petit bout de lumière » comme deux larrons en foire. C’est l’expérience ultime, la liberté totale. Le phénomène de groupe l’entraîne malgré lui à s’identifier à la norme du plus nombreux. L’image correspondante de l’humain sur cette planète n’est-elle pas alors un peu simpliste ? Malheureusement non, voyez les manifestations de masse. Le pays des jouets un monde plein de leurres car ces enfants terribles ont toute liberté de faire le mal sans conséquences immédiates. Casser, polluer, détruire, se quereller, nous voyons ces mêmes lumignons tous les jours en regardant les informations télévisées.

La punition tombe…

après avoir bu une eau vraiment spéciale. Ils se transforment en ânes. Les corps se transforment en leur correspondance la plus proche, en résonance d’osmose. En traduction symbolique, nos anges humains, selon les lieux où ils se trouvent, ont toujours cette liberté de choix qui induit des lois de réaction plus ou moins rapides. Boire de cette eau signifie assimiler un enseignement, une façon de vivre qui peut être constructive ou bien dissolue, les transformant ainsi en animaux. Pourquoi l’âne ? Parce qu’ils ne peuvent plus utiliser le verbe, mais en sont réduit à braire. L’âne est le symbole d’une personne ignorante à l’esprit borné. La transformation des enfants capricieux en ânes fait les affaires de notre Lorenzini, le Lucifer à qui profite ces transformations. Pour l’humain, la transformation est aussi effective dans un certain sens car le phénomène de résonance s’exprime à la mort de l’individu. Il se retrouve pour les étapes suivant son départ dans des milieux et des états qui correspondent au potentiel lumineux qu’il a construit en lui.

Pourtant…

Pinocchio ne se transformera pas entièrement en âne et pourra s’échapper des griffes de Lorenzini. Son courage et sa vivacité le sauvent. « Le royaume des cieux est pour les violents » dit-on parfois. Refuser de suivre ce que la majorité impose pour l’accomplissement d’un idéal est la véritable renaissance, la véritable initiation. Et l’épisode suivant l’évoque de belle façon.

Pinocchio se rend alors compte de la disparition de son père parti à sa recherche. Il s’est embarqué sur l’océan pour retrouver son fils. Cet acte d’amour a ému notre pantin qui part lui aussi vers cet immense océan pour le rejoindre. L’océan évoqué n’est pas en réalité seulement un lieu géographique mais un espace psychique, spirituel. Il est infini, insondable, soumis à des tempêtes ou à des vents violents. Il est sujet à des marées cycliques, des vagues, des températures, tout comme un esprit qui s’agite. Il est fait de cette eau primordiale d’où a jailli la vie. Cet océan est tout simplement le Verbe, la véritable matrice. Le père se cache dans une immensité que le fils doit parcourir. Il le trouvera bien sûr, mais selon des conditions bien précises !

Jonas

Pinocchio va donc subir l’épisode biblique de Jonas. Il va être avalé vivant par un poisson énorme. Selon les versions racontées, il est question d’une baleine, d’un requin ou d’un monstre marin. En voici la traduction : Se faire avaler par la baleine, c’est la mort initiatique. Selon la tradition islamique, la baleine est liée dans l’alphabet arabe à une coupe, une arche, qui est rapproché symboliquement du cœur . La lettre arable « nûn » est une coupe surmontée d’un point indiquant son centre : c’est le « germe d’immortalité contre le cœur « . Et ce n’est pas par hasard non plus si le Christ est représenté par l’Ichtus, le poisson. Laissez-moi vous aider à traduire cette coupe liée à ce poisson. L’image de la baleine est identique à l’image de la caverne où la vierge apparut et où les francs-maçons descendent pour faire leur testament philosophique.

Descendre dans la caverne ou être avalé par le poisson, c’est pénétrer dans sa propre personne, son propre cœur , c’est réussir à s’intérioriser totalement pour disparaître ou bien mourir. Il faut pour renaître à un autre état tout d’abord mourir à l’ancien, comme un papillon qui naît de la mort d’une chenille. (Ou d’un fils à partir de pantin de bois). Faire peau neuve est nécessaire pour se transformer. Le poisson exprime celui qui sait respirer de l’eau-esprit, la caverne étant le cerveau de notre matière-matrice. Le poisson est donc le Verbe-fils et la caverne la Mère-Matrice. Et c’est là que Pinocchio trouvera son père, dans la caverne-ventre de notre poisson, c’est à dire à l’intérieur de son cœur que son esprit parcourt depuis si longtemps. Où pouvait-il trouver son père autre qu’à l’intérieur de ses sentiments ?

Cet amour intériorisé librement exprimé permettra à Pinocchio d’acquérir suffisamment d’énergie pour être transformé par notre gentille fée bleue en un véritable petit garçon. L’enfant s’est fait fils et transforme son géniteur-créateur en Père. Ce message n’est pas nouveau puisque le violent Jésus, ce Pinocchio mystérieux, désignait déjà le Dieu de l’ancien testament en un Père à retrouver et à aimer.

Conclusion

Un détail qui vous a peut-être échappé : pourquoi ce nom de Pinocchio, « Oil de pin » ? Et bien c’est tout simplement l’expression de cette mémoire angélique implanté en l’humain. L’oil de pin, c’est l’échange entre le corps de l’ange et l’esprit humain, à travers la glande pinéale, littéralement « en forme de pomme de pin ». Cette glande épiphyse secrète des éléments et des vibrations, c’est notre « troisième oil ». Elle participe en tant que lien à notre potentiel angélique. (En cabale française : EPI-PHYSE, ce qui est « au dessus » de la « nature »). Ce clin d’oil n’est pas fortuit.

Nous sommes tous des PINOCCHIOS = 111 sans le savoir, chacun devant devenir librement un jour LE FILS DE DIEU = 111. Nous sommes faits de ce bois qui a engendré des enfants perdus à la recherche de leurs origines. La solution du « mal être » qui nous anime parfois est au plus profond de nous, dans l’océan de nos sentiments, dans le tréfond de notre cœur . Et souvenez-vous, à la fin du film, notre Pinocchio demande à son père de lui façonner une petite fille, exprimant son besoin fondamental de cette âme sour. C’est alors une autre histoire qui commence.

Je sais que sur un conte il y a une infinité d’interprétations et que toutes participent à des compréhensions nouvelles. Celle que je viens de décrire n’est pas courante, mais fait partie d’une trame unitaire en relation avec les autres légendes. En fin de compte, les légendes racontent entre les lignes l’histoire angélique de l’Homme en formation. Il faut y prêter attention pour ne pas rester un enfant orphelin d’un destin particulier. L’histoire de Pinocchio est merveilleuse de recoupements. Merci à son auteur.

Par : Bruno

La Belle au bois dormant

// avril 11th, 2012 // No Comments » // La Belle au bois dormant

L’histoire de l’histoire

C’est un fait, nous vivons dans le temps terrestre, limité par notre biologie et la mémoire voilée de notre passé mystérieux. D’ailleurs ne nous reste-t-il pas encore aujourd’hui dans un creux de souvenirs obscurs – si lointain que l’on ne saurait séparer la part de rêve – la sensation d’avoir vécu un conte de fée ? Si bien que la magie, les pouvoirs lumineux, la créativité fantastique d’êtres irréels dans un pays imaginaire sont à la porte de nos rêves. Un royaume dont le centre est un luxueux château, abrite un roi et une reine régissant leurs sujets. Ce monde idyllique à la saveur d’un bonheur tranquille berce notre enfance en d’insouciantes images et frappe notre imaginaire, dessinant un sourire de joie sur la bouille réjouie des bambins attentifs. Une intrigue où le mal s’exerce, noue une histoire qui verra le triomphe du bien après d’époustouflantes aventures. Une morale en éclot, belle et parfumée comme une fleur, née de l’alchimie des héros se mesurant aux racines du mal.

Nous enfants qui avons grandi, souvenons-nous du frisson qui résonnait en notre âme lorsque les « grands » nous contaient ces histoires. Souvenons-nous de cette délicieuse sensation de bien-être qui réchauffait notre cœur quand le bien l’emportait. Rappellons-nous ! C’était bien avant notre naissance ici, dans un passé né, il est vrai et cela nous paraîtra étrange, dans notre futur. Il est vrai que les temps se croisent dans une autre réalité. Comprenons-nous que derrière la légende et les sentiments ressentis résonne un écho dont il est bon de connaître la source ? Ecoutons à présent l’histoire de l’histoire de « La belle au bois dormant », un conte qui révèle à travers un léger voile notre passé mystérieux, celui qui nous chuchutera le secret de notre naissance.

Qui l’a écrit ?

A l’origine, ce conte est né en 1697 sous la plume de l’écrivain français : Charles Perrault. A bien y regarder, on distingue dans la version originale deux histoires qui se juxtaposent. Et curieusement, le style de la seconde diffère particulièrement de la première. Le récit devient cruel, sanguinaire, presque effrayant. Je n’ai pas l’impression que ces deux histoires proviennent de la même source. C’est pourquoi je ne m’attarderais simplement sur la première partie, beaucoup plus initiatique dans son contenu. Peut-être notre ami Charles a-t-il simplement mis en page une histoire transmise oralement ? Peu importe le canal transmetteur, c’est le message qui est important. Essayons de traduire ce que les muses ont caché dans l’histoire de notre belle princesse.

Sa naissance

Il était une fois. un Roi et une Reine qui voulurent avoir un enfant sans pour autant y parvenir. Après avoir tout essayé, dont voux et pèlerinages, la Reine donna enfin naissance à une fille. Ils la nommèrent. comment est-ce déjà ? Etrange. Elle n’a pas de nom. Pour un écrivain, le cas est particulier, oublier de nommer ses personnages ? Pourquoi ? Peut-être simplement ne le sait-il pas. Il l’appelle « la Princesse » durant tout le récit. Un personnage central anonyme ne peut que susciter la curiosité des lecteurs attentifs. Il semble que cette princesse soit le masque d’une catégorie d’êtres à qui on ne peut donner de nom par la multiplicité des individualités. Elle est une « PERSONNE », c’est à dire à la fois « QUELQU’UN » et « PERSONNE » en particulier. Son ascendance royal, de par sa naissance, lui donne le titre de Princesse, de « Princepia », la première, le principe initial. Le Roi et la Reine sont la partie masculine et féminine de Dieu, les régents, régisseurs du « royaume ». (Racine étymologique Reg). Leurs enfants sont la descendance divine, les « premiers », qui n’ont de ce titre qu’une possibilité à atteindre, un potentiel d’accomplissement. Nous assistons donc à la création d’êtres, au pluriel, que nous nommerons pour une meilleure compréhension « anges« . Leur parcours avant leur chute reste obscur, mais avançons dans le conte…

7 fées… qui sont elles ?

Après la naissance tant attendue de notre Ange-Princesse, il fut décidé de faire un beau baptême. anonyme. Pour cela, comme il était de coutume, « on donna pour marraine à la petite Princesse toutes les Fées qu’on pût trouver dans le pays, (il s’en trouva sept), afin que chacune d’elles lui faisant un don [.], la Princesse eût par ce moyen toutes les perfections imaginables.
 » La fée qui se penche sur le berceau est un mythe assez répandu pour expliquer les dons inexplicables des jeunes enfants sur des qualités extraordinaires telles que la virtuosité musicale ou picturale. Dans notre cas d’anges créés, il s’avère effectivement vrai que leur fut donné des talents, des capacités, sortes de dons qui faisaient d’eux l’égal de petits dieux, mais sans mérite d’acquisition. Le chiffre sept du nombre des fées est le chiffre symbolique bien connu de l’étape cyclique de transformation. On peut simplement garder en mémoire parmi tous les exemples la transformation de 7 péchés capitaux en 7 vertus capitales. Le chiffre 7 annonce déjà une nécessaire transformation dans les dons octroyés, ce que va provoquer notre 8ème fée.

Qui sont ces fées ? Leur mythe de petits être ailés provient d’une réalité qui n’est pas de ce monde. Par contre, leur « baptême », c’est à dire l’immersion pour acquérir une nouvelle nature est effectif dans le sens où les anges ont reçu leur nom, leur responsabilité d’oeuvriers de Dieu en tant que possesseur du Verbe. (BA-THEME en cabale, c’est à dire le don du verbe). Ces 7 fées sont donc l’esprit de Dieu, reçu en diffraction, comme un prisme, de la lumière blanche en 7 ondes individuelles colorées de caractères.

Dans notre conte, les fées donnent les capacités de beauté, de (je cite en souriant) « l’esprit comme un ange », c’est à dire l’intelligence créatrice, puis la grâce, la danse, le chant, et la musique. Ce qui nous fait en tout 6 qualités. Je vous parlais de lumière tout à l’heure, voyez donc le symbolisme du chiffre 6 dans sa spirale d’évolution. Et la septième qualité ? Voyez en cabale la différence entre la position alphanumérée du 6 et du 7, c’est à dire entre le F et le G dans leur première signification. Dans la série E, F et G, regardez cette barre transversale du E qui disparaît dans le F, c’est à dire le retrait d’un élément déjà donné pour provoquer une altérité déclencheur d’énergies. Rien n’est fait au hasard. depuis le temps qu’on le dit dans ce site !

Pour ceux qui sont nostalgiques des fées à ailettes – dont je fais parti – lutinant joyeusement aux cotés des humains, sachez que cette légende sera un jour réalité, sous l’impulsion de votre créativité, lorsque vous aurez à nouveau conquis les dons créateurs de votre Fée-Dieu. Il vous sera simple de leur donner vie pour agrémenter les jeux des enfants sur des planètes préparées. Sur certains mondes, logiquement inatteignables, leur présence a suscité par des voyants la formalisation des fées que l’on se représente actuellement. Pour ceux qui me crient « au fou » du haut de leur lecture, voyez déjà sur cette terre les progrès de la génétique, où il sera un jour possible de créer des races nouvelles d’animaux, d’êtres à qui l’on pourra donner un début d’intelligence. Des expériences de croisements génétiques sont faites tous les jours, renseignez-vous !

Un détail…

Voici : « Après les cérémonies du Baptême toute la compagnie revint au Palais du Roi, où il y avait un grand festin pour les Fées. On mit devant chacune d’elles un couvert magnifique, avec un étui d’or massif, où il y avait une cuiller une fourchette, et un couteau de fin or garni de diamants et de rubis ». On sait recevoir chez les rois ! Qu’en pensez-vous ? Je comprends que l’on veuille remercier les fées de leurs dons, mais pourquoi les remercier dans l’offrande de vaisselles ? Comme si elles avaient une passion pour la nourriture et l’art culinaire. Et puis, une fée n’a pas besoin de biens matériels, elle peut les créer ! Et le luxe n’est pas leur soucis primordial dit-on, mais plutôt une coquetterie.

Ce détail du conte devrait vous interpeller dans le sens où la nourriture, ici, est identique à l’appétit de notre Pantagruel, c’est à dire une soif de savoir, une faim de connaissances, un appétit de sciences. Les cadeaux sont donc d’ordre spirituel, comme le partage du pain et du vin christique, qui est tout autre chose qu’une manducation salivaire digestive !

Les couverts en pierres précieuses signalent des moyens d’assimilations d’un autre ordre, d’une autre valeur. Un don, des capacités, s’ils ne sont utilisés d’une façon précieuse dans le sens de royauté divine, ne servent pas celui qui les reçoit. Un talent d’intelligence par exemple, s’il n’est orienté vers le bien, et non en un égoïsme de suprématie comme c’est souvent le cas, ne servira pas son possesseur. Manger avec une belle vaisselle pourrait se traduire par assimiler un savoir (savoir faire ou savoir être) avec la qualité et la valeur des moyens divin, pré- »CIEUX ». L’esprit de Dieu, multiplié en sept, a donc capacité de valeur pour octroyer vertus aux anges.

Et la mauvaise fée ?

Donc voici le fameux grain de sable déclencheur. Retournons au conte : « On vit entrer une vieille Fée qu’on n’avait point priée parce qu’il y avait plus de cinquante ans qu’elle n’était sortie d’une Tour et qu’on la croyait morte, ou enchantée. Le Roi lui fit donner un couvert, mais il n’y eut pas moyen de lui donner un étui d’or massif, comme aux autres, parce que l’on n’en avait fait faire que sept pour les sept Fées. Le vieille crut qu’on la méprisait, et grommela quelques menaces entre ses dents. » Dire que tout est arrivé par manque de couverts ! Ironique non ? Voyez-vous ce détail qui ne l’est finalement pas. Le Roi n’a pas prévu, en traduction du conte, les moyens à cette fée de faire les choses avec valeurs. Isolé, veille, et mal servie, cette fée n’a guère de chance. Vous avez peut-être deviné qui se joue d’elle, et qui est son personnage. Lucifer bien sûr ! Notre méchant de service qui se révolta en premier contre son Roi, jugeant qu’il avait été mal servi et qu’on le méprisait.

Pour la petite histoire, notre Lucifer, le « vieux » serviteur, reçu la révélation de n’avoir été qu’un pantin manouvré et déclencha à sa suite la révolte des anges. Il s’est aperçu que son roi ne lui avait pas donné « des couverts en diamants » et qu’il le méritait pourtant. Tout ce qu’il savait faire ne provenait pas de lui, et il se senti berné et instrumentisé. Sa réaction fut de répandre le mal, de médire, la fameuse « MALE-DICTION » que l’on retrouve dans le conte.

Donc cette Fée dont on ignore le nom fit ce don funeste à la Princesse : « La Princesse se percerait la main d’un fuseau et qu’elle en mourrait ». Et là je dois dire, à mon grand regret d’ailleurs, que mes amis les psychiatres ont cette fois en partie raison dans la traduction de ce passage. Le mot fuseau n’est que l’abstraction joliment imagée du sexe. Loin de moi l’idée d’abreuver les thèses Freudiennes de l’être humain éternellement soumis aux humeurs refoulées de ses attributs reproducteurs, mais plutôt l’idée de remettre à sa juste place ce fameux problème de la pomme qu’il ne fallait pas croquer.

Une pomme d’amour…

La séditieuse pomme biblique représente, suite à la révélation faite aux anges de n’avoir pas de corps sexué, la tentation de croquer, de mordre dans ce fruit délicieux qu’est l’envie sexuelle. La pomme est le fruit charnel qui cache le pentagramme de graines selon le symbole humain, dissimulant à son tour une graine animique immatérielle. Le mot pomme vient du latin « pomum » qui veut dire fruit et le hasard nous conduit tout naturellement vers la signification de fruit dans la racine « fructus » : « avoir la jouissance de ». La tentation fut provoquée afin de conduire nos anges vers les mauvais choix en vue d’un retour éprouvant. Aujourd’hui encore l’appât du sexe est puissant et même les grands de ce monde cèdent devant les tentations de la chair, à l’image de notre Bill Clinton (Bill-clean-tone en cabale anglaise : « qui doit s’harmoniser en propreté avec le projet de loi » ou bien « la facture ! »). Ne croyez pas que cet attrait là soit uniquement en nos gènes pour nous forcer à nous reproduire selon un plan « naturel ». C’est une jouissance voulue par le créateur mais dans le cadre de ses lois, c’est à dire au sein d’un couple construit selon des valeurs et vertus humaines. L’appât du sexe dans son excès est non seulement une réminiscence de notre passé angélique mais aussi un de nos démons à combattre afin de se former à la véritable intelligence. Le mot pomme a d’ailleurs pris le sens « d’idiotie » ou « d’inconscience » dans des locutions telles que par exemple « le roi des pommes » ou « tomber dans les pommes ».

Quel sexe… les anges déjà ?

Pour en revenir aux anges, de nature androgyne, ils étaient polarisés en une sorte de sexualité intériorisée, certes, mais étaient dépourvus d’appareils reproducteurs à l’inverse des animaux qu’ils mettaient en place à travers la création. Quelle surprise de voir à travers ces êtres primaires des prérogatives de jouissance, de reproduction, de famille, de tendresse filiale alors qu’eux, leur soi-disant créateurs, en étaient incapables. Ils comprirent qu’ils ne furent que des jouets, des marionnettes bluffées, bernées et utilisées. Ils étaient effectivement des créateurs, mais sûrement pas les concepteurs, et la différence est grande. Créer est la mise en ouvre de ce que l’on a inventé, c’est à dire « pris dans le vent », par inspiration.

La rancœur que cela naturellement engendra leur permis de s’exercer à cet appétit sexuel pour combler leur « vide » d’amour. Les essais génétiques infructueux qu’ils pratiquèrent sur leur corps pour avoir une descendance conduisirent à la création de véritables démons, sortes de monstres angéliques dont on retrouve les traces dans la mythologie grecque. La pomme croquée, identiquement au fuseau sur lequel la princesse se blesse, est le franchissement des interdits sexuels. Le symbolisme du fuseau est lié selon certains à la notion de nécessité, de destin irréductible, tel que la naissance et la mort. Et c’est bien cela que va vivre notre princesse, « tuée » par cette faute, où du moins en apparence, identiquement à Blanche neige qui croqua la pomme ! La notion de destin est compréhensible dans le sens où la faute avait été provoquée par le malin en personne : Dieu ! Il est le véritable tentateur derrière sa marionnette luciférienne. N’oublions pas qu’il est omnipotent, détenteur de tous les pouvoirs ! Son stratagème est machiavélique pour donner à ces enfants l’énergie d’être des fils. prodigues.

Et tous au dodo !

« Le Roi fit mettre la Princesse dans le plus bel appartement du Palais, sur un lit en broderie d’or et d’argent ». Voici donc notre Roi-Dieu qui met en lieu sûr le corps de ses anges. La catalepsie qui les caractérise est actuellement la réalité de leur condition, pendant que leur mémoire font leur périple sous forme humaine. Ils sont en léthargie, c’est à dire à l’apparence de la mort et sans mémoire consciente. (« léthargie » Let : mort, et lêthê oubli, argos : oisif) Je ne résiste pas à vous donner le clin d’oil de l’Esprit évoqué innocemment par notre ami Charles Perrault : «  On eût dit d’un Ange, tant elle était belle« . Leur beauté n’est pas une image sans fondement. Ces corps angéliques sont fantastiques de beauté, de rayonnement, de lumière. Ce sont des prototypes divins « à son image », des dieux doués de pouvoirs incroyables de création. La bible répète dans Jean 10-34 « Jésus leur répondit : N’est-il pas écrit dans votre loi : J’ai dit : Vous êtes des dieux ? « . Jésus s’adressant aux hommes leur parlait de leur potentiel en devenir car il y a loin entre un bipède et un archange.

En catalepsie en attente d’un prince, c’est à dire du principe retrouvé, le corps de la belle est préservé dans le plus bel appartement du palais. J’ai ouïe dire, accrochez-vous bien, ceci est une information inédite, que dans la réalité ces corps sont gardés sur une planète spéciale, interdite aux célestes et protégés par des anges « exterminateurs », c’est à dire bien armés, dirigés par un certain « Iaac » que l’on peut traduire par Jacques. Un recoupement possible, et ils sont rares, est dans le pèlerinage de St Jacques de Compostelle, le fameux tombeau « Par delà les étoiles » en cabalant « Compo-stella ». Les vagues de pèlerins qui font le voyage représentent les humains trimbalant leur coquille St Jacques, c’est à dire leur corps, leur coque qu’ils doivent remplir de qualités et vertus. Pendant le temps de la léthargie, deux particules de mémoires sont intégrées dans deux bébés, garçon et fille, que sont les humains. Chacun étant coupé de l’autre, ils passeront une bonne partie de leur temps à se demander, d’une part, ce qu’ils font sur cette planète, et d’autre part, où est donc l’autre « âme-sour ». Leur mémoire est bien sûr oblitérée pour donner toute valeur à leur amélioration personnelle, librement élaborée. Pourtant le contact est toujours établi avec notre corps angélique, par ondes porteuses qui nourrissent nos esprit en « vague à l’âme » que la psychologie ne peut expliquer, un peu comme les jumeaux terrestres qui peuvent ressentir à distance ce que vit l’autre. (J’avoue que ces explications sont dignes d’un roman de science-fiction et qu’il est délicat d’y accorder toute confiance, mais le fait de l’avoir lu marquera votre subconscient le moment venu, tout n’est pas perdu ! Vous vous en souviendrez en souriant, promis).

Une bonne vieille… Mon œil oui !

Ah ! J’ai failli oublier l’épisode de la bonne vieille dame qui proposa à la princesse de filer sa quenouille. Humm, seule dans une haute tour du château, il est dit qu’elle n’avait pas ouïe parlé de l’arrêté royal au sujet de l’interdiction de filer au fuseau. Et dire qu’elle était dans l’enceinte même du château et il est dit qu’elle ne connaissait pas la princesse. Cela ne vous semble-t’il pas légèrement bizarre, un tantinet incompréhensible ? Pour un scénariste où le crédible de la situation doit être logique, là non.là je ne vois pas pourquoi il a raconté ça. à moins que. cette bonne vieille dame. vous avez deviné ? Elle est l’incarnation d’une fée par laquelle le destin doit s’accomplir, une fée isolée des autres. « il y avait plus de cinquante ans qu’elle n’était sortie d’une Tour ». Eh oui c’est elle, ou du moins son esprit, la « méchante » qui provoqua la mort apparente de la princesse. Il ne peut y avoir d’autres explications. Quant à la fée qui avait changé le sort de mort en léthargie, elle était, dit-on, au royaume de Mataquin, littéralement, MATA-QUIN : au pays de la cinquième mort. (MAT : racine de mort dans par exemple « échec et mat », le roi est mort, et QUIN, racine latine pour cinq). Pourquoi 5 ? Je ne sais pas exactement. Le cinq est le chiffre dédié à l’humain et pourtant il n’a que trois mort, le fameux trépas, ou trois pas : la mort angélique, la mort initiatique et la mort terrestre. Si vous avez la solution. peut-être que les fées ont, elles aussi, leur mort initiatique et leur renaissance.

Et pendant que la princesse est installée dans son nouveau tombeau, à l’image, comme par hasard, de Blanche Neige dans son cercueil de verre, elle aussi en léthargie, la Fée revenue de Mataquin sur un chariot de feu tiré par des dragons arrive en catastrophe. Les chariots de feu des traditions sont l’image de vaisseaux volants à propulsion de combustion, tels qu’en a vu Ezéchiel et qu’il décrit comme des roues volantes lançant des éclairs assourdissant et s’élevant dans les airs. Quand je vous parlais de Iaac, imaginez des êtres équipés d’engins spatiaux performants, en dehors de tout infantilisme religieux décrivant des « anges » ailés virevoltant dans les airs jouant de la harpe. Imaginez un astronaute terrien débarquant sur une planète peuplée de personnes simples vivant de l’agriculture et de chasse. Il serait pris pour un Dieu sur son char de feu, et décrit comme tel dans des sérénissimes versets transmis de génération en génération, sans compter toutes les histoires dérivées qui seront racontées aux enfants. Mon Dieu, mon Dieu.

Tous endormis et protégés !

La fée décida d’endormir tout le château pour qu’à son réveil, tout soit en ordre pour l’accueillir. Même le feu sous les broches fut « endormi ». Il faut croire que notre petite fée dispose de sorts puissants, puisqu’à l’évidence, elle peut suspendre le temps, ce qui seul peut éviter la putréfaction de nos endormis. Oui, notre Fée-Dieu, suspend le temps pour ces corps et leur « royaume ». Etrangement, seuls le roi et la reine furent en dehors du sortilège. Evidemment, ils sont le couple Père-Mère divin dont les fées sont les émanations « spirituelles ». Ce sont eux qui plongèrent par l’intermédiaire de la fée le royaume dans une léthargie, sinon, cruel serait le réveil de notre princesse et voir tout son château à l’identique hormis la disparition de ces parents, cent ans plus tard. Non, la fée n’est pas sans cœur à ce point, mais elle ne pouvait pas enchanter les « patrons ». Vous allez me dire que cela ne change pas grand chose puisque la princesse à son réveil n’aura plus ses parents. Eh bien, elle aura d’autres parents, mais cette fois elle pourra les appeler du nom de Père et Mère au lieu de Roi et Reine, comme Jésus a voulu instituer le nom de « Père » à la place de « Dieu ». J’y reviendrais plus loin dans votre lecture.

Le conte décrit que le roi et la reine promulguèrent une loi interdisant l’accès au château, mais cela fut inutile car des arbres, ronces et épines fortement entrelacées, en protégèrent l’accès. Effectivement, la planète où sont entreposés les corps de nos anges, appelés aussi « corps de gloire » dans des « tabernacles », est hautement surveillée vous disais-je, pour empêcher, comme dit le conte que les « curieux » ne vinssent déranger ce « château ». Il y a effectivement des dangers dans les espaces sidéraux provenant de créatures divines en révolte contre leur créateur et d’autres en dysharmonie avec l’amour divin. Il y eut des combats entre les bons et les mauvais anges disent les traditions. Mais sur cette planète, les dangers sont écartés par loi divine !

Et voici enfin le Prince

Le bel hidalgo s’est fait attendre ! Il n’a pas de nom lui non plus. Il serait lui aussi un caractère « générique », désignant un ensemble de personnage. Pourtant les contes remis au goût du jour, notamment par Walt Disney, attribuent des noms au prince et à la princesse : Philippe et Aurore. Philippe est le retour du principe aimant, du grec « philein », aimer. Il correspond au principe « masculin » de combattant qui revient après son périple auprès de son corps endormi. Aurore est la naissance du jour, cette luminosité avant que le soleil ne se lève. Elle préfigure le véritable « soleil » qu’est le corps angélique quand il retrouvera ses capacités, c’est à dire une nouvelle lumière inséminant les mondes.

Quand le Prince amoureux veut partir à l’assaut de cette forêt d’épine, il fut surpris de voir que le passage s’ouvrait devant lui, comme par magie, comme s’il était attendu. Par contre, il est dit que ses suivants ne purent à sa suite y pénétrer. Lui seul a le potentiel, le titre et la fonction pour aller plus avant. En somme, il a été choisi par la magie du lieu. Pourquoi ? La réponse vient du fait que les âmes-sours sont attirées par leur identité (Id-entité, ou entité identique), selon une reconnaissance de leur biologie altérée l’une de l’autre. Ils sont les alter ego, c’est à dire l’autre moi. Quand je vous parlais de MEMOIRE, regardez ce mot en cabale selon la dichotomie ME-MOI-RE, le MOI qui se REtrouve en « ME ». On pourrait prendre des exemples a n’en plus finir. Le plus parlant est dans la structure des voyelles des mots AngE et AmE. Le A d’Adam et le E d’Eve unis par le m de l’Amour ou le « ng » signalant l’engendrement (Gen) par le négatif (Neg), c’est à dire la confrontation édifiante au mal. Ce symbole de l’être choisi est aussi vrai dans la reproduction de nos cellules, ou l’élément mâle inséminateur, le spermatozoïde, est « choisi » par l’ovule avant de refermer le passage aux « suivants ». Désolé de vous décevoir, mais ce n’est pas le premier sur les lieux, ou le plus « fort ». Il s’en suit un réveil du potentiel chromosomique et une activation du programme génétique, identiquement en image inversée à ce qui se passe « au ciel ». La devise d’Hermès étant bien sûr que ce qui est en bas est comme ce qui est en haut. Faut-il comprendre cela comme des clés d’ouverture et de compréhension des messages des Dieux discrètement indiqués autour de nous.

Il y a cependant deux notions essence-ciel dans le conte au niveau de la rencontre du prince. Il faut comprendre ici le décalage des deux principes associés dans le conte, androgyne d’un côté, et angélique de l’autre. Du point de vue de l’androgynat, le prince et la princesse sont les deux âmes sours qui se recherchent l’un l’autre pour former leur unité. Du point de vue angélique, le prince représente les deux âmes sours en fin de périples, le retour du « PRINCIPE », après beaucoup de combats, et qui revient vainqueur chercher sa belle âme endormie. Il est à ce moment là le couple androgyne qui va réveiller le corps de gloire. Le baisé donné représente l’assimilation, le fait de « M’ANGER » l’autre. Effectivement, il y a aura fusion des corps en un seul. L’intégration des deux êtres va réveiller celle de l’ange endormi, lui donnant à nouveau la puissance d’un dieux pouvant régner sur le royaume. Le prince devint roi et la princesse reine. Ils sont devenus les nouveau gérants divins du royaume. Je vous signalais plus haut l’absence des parents de la princesse. Vous comprenez à présent cette succession légitime, les grands-parents étant cette fois à un autre niveau. Ils sont devenus pour cette enfant prodigue un Père-Mère reconnu et aimé. Il y a une grande différence entre géniteur et père, l’un n’ayant pas reçu d’amour en retour. Identiquement pour Dieu, il recherche la libre reconnaissance de ses enfants angéliques, devenus humains, pour avoir le doux titre de Père-Mère, de Papa-Maman. Jésus l’enseigna jadis, mais cette notion de Dieu paternel n’a heurtée que des cours avides de quémandes et de plaintes face aux problèmes que Dieu leur mettait dans les pattes. Encore aujourd’hui les églises sont remplies (enfin plus guère) de demandeurs de grâces, et, ô comble du paradoxe, demandent à Dieu de ne plus leur envoyer d’épreuves (Ne nous soumet pas à la tentation.). On oublie volontiers que cette terre est une planète d’élection et de sélection, dans l’oubli quasi total des règles du jeu. On maudit un Dieu qui ne fait rien pour guérir cette planète des maux terribles qu’elle subit. Et pourtant, c’est lui qui aggrave nos mauvais choix pour provoquer des prises de consciences quand les choses vont trop mal, ou qu’elles sont allée trop loin.

Conclusion

Le conte de la belle au bois dormant est notre destin à tous. Nous avons à trouver notre âme-sour pour compléter notre graal, notre coupe de sang que devrait être notre quête particulière. Le prince n’a pas dans le conte original d’épreuves éprouvantes à passer. Dans la reprise de Walt Disney, il doit combattre un dragon, transformation de la méchante fée. Il faut comprendre cela dans la transformation, à l’intérieur de nous, de nos émotions avec différents dragons à combattre, identiquement à Hercule qui combat ses démons intérieurs. Le combat se fait avec l’épée du Verbe et le bouclier des principes (La cuirasse du Christ), sinon les flammes du dragon brûlent en de subtiles souffrances notre « peau » qui se sent mal à l’aise dans nos mauvais choix. C’est le « connais-toi toi-même » d’Aristote, c’est à dire en cabale, « Nais de toi-même » en mourant à ton ancienne condition. Le combat est suscité divinement en nos consciences pour donner l’occasion aux humains de se forger une énergie personnelle en confrontation.

Le thème de la piqûre et du sommeil resteront le grand symbole de la séparation, la coupure de l’ange d’avec sa mémoire, et de la léthargie de son corps en attente du retour du principe initial. Le conte de Blanche Neige est identique dans ses conclusions. Un Royaume nous attend quelque part, un Père-Mère impatient regarde les progrès et les chutes de leur enfants. Il est temps de mettre en pratique les contes. car les jours sont. contés !

Bruno