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l’impératif de désobéissance (fondements philosophiques et stratégiques de la désobéissance civile)

// mars 21st, 2012 // No Comments » // DESOBEISSANCE, l’impératif de désobéissance

Si tous les hommes agissaient raisonnablement les uns envers les autres, la loi serait inutile. Tous conformeraient leur conduite à la règle d’or : « Ce que vous ne voulez pas que les autres vous fassent, ne le faites pas aux autres. » En d’autres termes, n’agissez pas de telle sorte que si les autres agissaient de même, la vie deviendrait invivable pour tous. Car la violence ne peut être universalisée sans que la vie devienne impossible. Ce que la règle d’or nous enseigne, c’est que la réciprocité des attitudes dans les relations entre les individus est l’un des fondements de la concorde entre les hommes. L’interdit de la violence donne naissance à la loi fondamentale qui doit régir le « vivre ensemble » des hommes.

En termes juridiques, la règle d’or implique que je ne peux vouloir que les autres reconnaissent mes droits que si je reconnais aux autres les mêmes droits. Et c’est précisément la loi qui doit formuler cette reconnaissance mutuelle en énonçant des obligations et des interdits. Ici apparaît le lien fondamental entre le respect de la loi et le respect d’autrui. La difficulté vient de ce que les hommes ne se conduisent pas toujours, loin s’en faut, selon les exigences de la raison. L’homme est aussi un être de désirs, de convoitises et de passions, et ceci inclinent à la malveillance. L’homme raisonnable veut la concorde, mais l’homme déraisonnable crée la discorde. Lorsqu’il délaisse la loi de la raison, l’individu se soumet à la loi de la violence. Il faut concevoir que la liberté de l’homme ne se réalise pas dans la satisfaction de ses besoins égoïstes, mais dans l’accomplissement de ses désirs altruistes.

Là où il n’y a pas de loi, il n’y a pas de liberté, mais là où il y a la loi, il n’y a pas forcément la liberté. Ce n’est pas parce qu’il obéit à la loi que l’homme devient libre, mais parce qu’il est libre qu’il peut choisir d’obéir à la loi. Si je suis libre en obéissant à la loi lorsque celle-ci garantit une juste égalité des chances pour tous, je ne peux rester libre qu’en lui désobéissant lorsque ce n’est pas manifestement le cas. L’homme n’accomplit son humanité qu’en devenant auto-nome, c’est-à-dire en n’obéissant qu’aux lois auxquelles sa conscience et sa raison donnent leur assentiment. L’histoire des résistances aux lois iniques fait partie intégrante de l’histoire des sociétés. L’enfant se souvient du « non ! » que les adultes lui ont opposé parce tout n’est pas possible, et il le reprend à son compte. La désobéissance lui ouvre alors le chemin de la liberté.

1/5) L’histoire internationale de la désobéissance civile

On considère que l’essai d’Etienne de La Boétie en 1553 intitulé Discours de la servitude volontaire est la première approche de la désobéissance civile. L’expression « désobéissance civile » apparaît pour la première fois en 1866 dans l’édition posthume d’un recueil des œuvres complètes de Henry David Thoreau. Léon Tolstoï fut un lecteur attentif de Thoreau. Il fait une critique radicale de l’Etat, qui n’a, selon lui, pour finalité que de maintenir par la violence le peuple dans l’obéissance et l’oppression.

Mohandas Karamchand Gandhi écrit à Tolstoï le 1er octobre 1909 : « J’ai eu le privilège d’étudier vos écrits : ils ont vivement impressionné mon esprit ». Il demande l’autorisation de diffuser une lettre de Tolstoï de 1908 à un intellectuel hindou qui lui avait demandé son opinion sur la situation en Inde. Tolstoï avait exprimé son étonnement devant le fait que 30 000 personnes soient parvenues à en asservir 200 millions : « Les chiffres ne font-ils pas apparaître de façon éclatante que ce ne sont pas les Anglais, mais bien les Hindous eux-mêmes qui se sont asservis eux-mêmes ». Il recommande aux Indiens de cesser de collaborer : « Ne résistez pas au mal, mais vous-mêmes ne participez pas non plus au mal, aux actions violentes de l’administration, aux prélèvements d’impôt… et personne ne vous asservira. » Gandhi (1869-1948) donnera à la désobéissance civile ses lettres et ses actions de noblesse, en l’appliquant de façon systématique à l’organisation de la lutte du peuple indien contre le colonialisme britannique.

Martin Luther King conduit l’insurrection pacifique des Noirs américains dans les années 1960. Il revendique clairement sa filiation avec Gandhi et reconnaît qu’avant de le lire, il pensait que l’éthique de Jésus n’était praticable que dans les relations interpersonnelles. La révolution anti-totalitaire de 1989, qui conduisit à la chute du mur de Berlin, n’eut recours qu’à des méthodes non-violentes. Tandis que nombre de théoriciens du droit pensent que la désobéissance civile n’a de pertinence que dans les sociétés totalitaires, John Rawls insiste sur le bien-fondé de la transgressions des lois injustes dans les Etats dits démocratiques. Les responsables syndicaux qui excluent la désobéissance civile des méthodes de lutte qu’ils mettent en oeuvre ont oublié que c’est grâce aux grèves illégales qu’ont pu être conquis un certain nombre de droits sociaux, à commencer par celui… de faire la grève.

2/5) L’histoire française de la désobéissance civile

Le 6 septembre 1960, 121 écrivains, universitaires et artistes rendent publique une « Déclaration sur le droit à l’insoumission dans la guerre d’Algérie ». Ils dénoncent le rôle joué par l’armée française qui agit parfois « ouvertement et violemment en dehors de toute légalité » et qui est parvenue à « restaurer la torture ». Le 1er juin 1962, Louis Lecoin commence une grève de la faim illimitée pour demander au président de la République, le général de Gaulle, le vote d’une loi établissant un statut pour les objecteurs de conscience. Le 3 juillet 1962, l’indépendance de l’Algérie est proclamée. Le statut des objecteurs est définitivement voté le 22 décembre 1963.

Le 5 avril 1971, le Nouvel Observateur publie le manifeste des 343. Pour susciter un débat qui puisse convaincre l’opinion publique, jusque là majoritairement opposée à la reconnaissance légale de l’interruption de grossesse, les mouvements féministes en sont venus à braver ouvertement la loi :  « Un million de femme se font avorter chaque année en France… Je déclare que se suis l’une d’elles… De même que nous réclamons le libre accès aux moyens anticonceptionnels, nous réclamons l’avortement libre ».

José Bové comparaît le 3 février 1998 devant le tribunal correctionnel d’Agen pour avoir fauché des OGM. Dans sa déposition, il déclare : « Oui, cette action était illégale, mais je la revendique car elle était légitime. Je ne vous demande pas la clémence, mais la justice. Ou nous avons agi dans l’intérêt de tous et vous nous acquitterez, ou nous avons troublé l’ordre et dans ce cas vous nous sanctionnerez. Il n’y a pas d’autre issue ». Lors du rassemblement anti-mondialisation au Larzac en 2003, Jean-Baptiste Libouban prendra l’initiative de rédiger une charte des faucheurs volontaires : « Quand le gouvernement encourage les intérêts privés ou les laisse s’imposer aux dépens de tous et de la terre, quand la loi privilégie l’intérêt particulier au détriment de l’intérêt général, que reste-t-il aux citoyens responsables pour que le droit redevienne la référence entre les personnes et les biens ? Il ne reste plus en conscience aux citoyens que d’affronter cet Etat de non-droit pour rétablir la justice au risque des amendes et des peines possibles de prison … »

Le 20 novembre 2005, un collectif s’intitulant les déboulonneurs publie un manifeste dans lequel il définit son action : « Ce collectif se propose de déboulonner la publicité, c’est-à-dire de la faire tomber de son piédestal, de détruire son prestige pour qu’elle soit un outil d’information au service de toutes les activités humaines ».  L’action consiste à barbouiller les panneaux d’affichage en peignant quelques mots, par exemple « Pollution visuelle », « Publicité = violence », « Vitrine du mensonge », etc. Le 2 avril 2010, un tribunal relaxe huit barbouilleurs : «  Attendu que les slogans expriment un message intelligible… Qu’en apposant sur un support prévu pour la communication des idées en réponse de ce qui est contenu dans le dit support, les prévenus n’ont pas commis de dégradation ou de destruction mais ils n’ont fait qu’exercer leur liberté d’expression et de communication ; qu’il convient donc de prononcer la relaxe. »

Un collectif français créé en 2006, les Désobéissants, dont Xavier Renou est le principal animateur, a largement contribué à inscrire dans le débat public le terme de désobéissance. Les Désobéissants prennent le soin d’organiser des stages de désobéissance civile qui permettent aux volontaires de s’initier aux méthodes de la lutte non-violente.

3/5) Définition de la désobéissance civile

Gandhi emprunte à la langue anglaise l’expression « passive resistance » pour désigner la méthode qu’il met en œuvre. Il prend conscience que cette expression risquait de donner naissance à des malentendus, il forge dont un nouveau terme pour désigner sa lutte, satyâgraha ou adhésion à la vérité. Gandhi précise : « Sur le plan politique, la lutte en faveur du peuple consiste principalement à s’opposer à l’erreur qui se manifeste dans les lois injustes. Quand vous avez échoué à faire reconnaître son erreur au législateur par le moyen de pétitions et de méthodes semblables, le seul recours qui vous est laissé, si vous ne voulez pas vous résigner à l’erreur, consiste à le contraindre par la force physique ou à souffrir vous-même en provoquant la sanction prévue par la violation de la loi. C’est pourquoi, pour l’opinion publique, le satyâgraha semble correspondre à la désobéissance civile. Civile en ce sens qu’elle n’est pas criminelle ».

La désobéissance civile est un acte civique. C’est pourquoi d’aucuns ont préféré traduire civil disobedience par désobéissance civique. Mais pour que la désobéissance puisse se prévaloir de la légitimité démocratique, il est essentiel qu’elle reste civile, c’est-à-dire non-violente. L’expression désobéissance civique présente l’inconvénient de faire passer au second plan le caractère civilisé que doit garder toute action de désobéissance. Gandhi a justifié la désobéissance civile non seulement comme un droit, mais aussi comme un devoir de l’homme libre et responsable : « L’esclavage des hommes durera aussi longtemps que la superstition selon laquelle ils seraient obligés de se soumettre à des lois injustes. ».

Il est significatif que la langue française n’offre pas de substantif pour le verbe désobéir… comme si l’acte de désobéissance ne pouvait pas être légitimement revendiqué. On ne dispose que de l’adjectif désobéissant qui, selon le Petit Robert, « ne se dit guère que des enfants ». De celui qui désobéit, on peut dire qu’il est désobéissant, on ne peut pas dire qu’il est un désobéissant, comme on dit de celui qui milite qu’il est un militant. Plutôt que de substantiver le participe présent du verbe désobéir (désobéissant), il me semble préférable de créer un mot nouveau, celui de désobéisseur : qui revendique haut et fort sa désobéissance et entend en assumer toute la responsabilité.  Car le suffixe « eur » sert à former, à partir d’un verbe, un nom d’agent qui désigne l’auteur d’une action. Ainsi le démolisseur est celui qui mène une action de démolition. Le désobéisseur n’est pas un désobéissant, en ce sens qu’il n’a pas pris l’habitude de désobéir. Au contraire, il a l’habitude d’obéir normalement aux lois dont il reconnaît la fonction sociale dans le maintien d’un Etat de droit. C’est précisément par le fait qu’il est un bon citoyen que l’action du désobéisseur prend toute sa valeur. Plusieurs objecteurs de conscience (à l’armée) peuvent se rassembler dans une action commune pour atteindre un objectif politique. Dès lors, ils deviennent désobéisseurs.

Ainsi on peut définir la désobéissance civile de la façon suivant : une action politique de résistance non-violente, accomplie par des citoyens agissant au nom de leur liberté et de leur responsabilité, qui consiste à enfreindre ouvertement, délibérément, collectivement, de manière concertée et organisée dans la durée, une loi (ou une directive) considérée comme injuste, donc immorale et illégitime, ce qui vise à obtenir justice en créant, d’une part, à travers la mobilisation des ressources de l’opinion publique, d’autre part, à travers la non-coopération avec les pouvoirs établis, un nouveau rapport de force qui oblige les décideurs à promulguer une nouvelle loi ou à changer de politique.

4/5) Un civisme de dissentiment

Nos sociétés sont dominées par une culture de l’obéissance. Dès sa première enfance, le petit d’homme est formaté pour obéir. Il doit obéir dans sa famille comme il doit obéir à l’école. Devenu adulte, il doit encore obéir dans sa vie professionnelle et dans sa vie civique. S’il pratique une religion, l’obéissance lui sera présentée comme la garantie de son salut. De nombreuses expériences comme celle de Milgram ont montré que l’homme était capable de cruauté envers d’autres hommes sans défense, sans autre motivation que la soumission à l’autorité. L’homme se contente de « faire son devoir ». Celui qui obéit, parce qu’il agit sous le couvert de l’autorité, ne se sent pas responsables des conséquences de son acte. Selon Freud, l’homme est un animal de horde, c’est-à-dire un élément constitutif d’une horde conduite par un chef. Il précise : « L’individu renonce à son idéal du moi, en faveur de l’idéal incarné par le chef. » La propension de l’individu à la soumission se trouve fortement renforcée par les récompenses qui honorent l’obéissance et les punitions qui sanctionnent la désobéissance. Que l’individu n’ait pas toujours le courage ni la force de prendre le risque de la désobéissance, chacun de nous peut en témoigner. Mais chacun, également, doit reconnaître que la faiblesse n’est jamais une justification. Celui que se soumet à une loi injuste porte une part de la responsabilité de cette injustice. Ce n’est pas la loi qui doit dicter ce qui est juste, mais ce qui est juste qui doit dicter la loi.

La démocratie est un pari sur la sagesse du peuple. Or cette dernière n’est pas toujours au rendez-vous de l’événement politique. La démocratie est donc toujours relative, inachevée, jamais véritablement acquise, toujours à conquérir.  La démocratie prétend fonder sa légitimité sur la loi du nombre. Mais la loi de la majorité ne garantit pas le respect de l’exigence éthique qui fonde la démocratie. Qu’une opinion soit majoritaire n’implique aucunement qu’elle soit légitime. La citoyenneté ne saurait être fondée sur la discipline collective de tous, mais sur la responsabilité et donc l’autonomie personnelle de chacun. Au nom de sa conscience, chaque citoyen peut et doit s’opposer à la loi de la majorité lorsque celle-ci engendre une injustice caractérisée. Le libre consentement à la loi, qui fonde le pacte démocratique, implique le droit au dissentiment. Le citoyen n’est libre d’obéir que s’il est libre de désobéir. Le code de déontologie des agents de l’Etat devrait explicitement préciser que tout fonctionnaire doit refuser l’obéir non seulement à un ordre illégal, mais également à un ordre illégitime.

Ne va-t-il pas suffire qu’une loi déplaise à un individu pour qu’il revendique le droit de lui désobéir ? Selon quels critères un citoyen peut-il avoir la certitude qu’une loi est injuste ? La probabilité que les désobéisseurs se trompent n’est pas nulle et, contre ce risque, il n’y a pas de prévention absolue. En dernière analyse, l’homme ne peut se décider à agir autrement qu’à travers les lumières et les exigences de sa propre raison et de sa propre conscience. Le débat public est l’occasion de discuter le bien-fondé des arguments avancés par les différentes parties. Cela fournit un premier discernement. Un second critère de validation est le degré de soutien des citoyens qui affirment leur solidarité avec les  désobéisseurs. « Faire communauté », pour les désobéisseurs, est l’une des dimensions essentielles d’une campagne de désobéissance civile. Pour autant, l’échec de la désobéissance civile ne prouverait en rien que la cause défendue n’était pas juste.

5/5) conclusion

L’éducation des petits d’hommes a pour finalité d’en faire, non pas des citoyens obéissants, mais des citoyens responsables, capables d’apprécier et de juger la loi à laquelle l’Etat leur demande d’obéir. Les enfants ne doivent pas obéir à un ordre injuste, quel que soit celui qui le leur demande. Eduquer, c’est aussi apprendre à dire « non ». L’autorité se discrédite elle-même lorsqu’elle devient un pouvoir de domination qui contraint à la soumission. Gandhi regrette que l’éducation repose sur le devoir d’obéissance à l’autorité et conditionne l’enfant de telle sorte qu’il devienne un citoyen soumis et irresponsable. Gandhi accuse les écoles « où l’on apprend aux enfants à considérer l’obéissance à l’Etat comme supérieure à l’obéissance à leur conscience et où ils sont corrompus par les fausses doctrines relatives au patriotisme, au devoir d’obéissance aux supérieurs, si bien qu’ils tombent facilement sous le sortilège du gouvernement ». Mais l’obéissance à une loi injuste peut aussi être qualifiée d’obéissance criminelle, même si elle n’implique pas le recours à des moyens violents.

En définitive, la principale vertu du bon citoyen n’est ni l’obéissance ni la désobéissance, elle est la responsabilité éthique qui doit le conduire à choisir politiquement ce qui a le plus de chances de réduire la violence parmi les hommes, le plus de chances de favoriser la justice, la liberté. Pour le citoyen responsable, la légalité ne sera jamais un critère de moralité. L’impératif éthique qui conduit le citoyen à désobéir à un ordre ou à une loi injuste est contraire à l’idéologie que ce même pouvoir entend faire prévaloir. Car l’idéologie du pouvoir est une idéologie de l’obéissance. Il importe de rompre avec un pouvoir qui prétend fonder l’ordre sur l’obéissance. Ce qui étrangle la démocratie, c’est l’obéissance servile aux lois injustes. La désobéissance civile est la respiration de la démocratie. Sans conteste, la désobéissance civile offre une nouvelle forme de radicalité politique qui porte le désir de transformer la société.

(éditions le passager clandestin)

de Jean-Marie Muller

Ouvrir un squat

// février 8th, 2012 // No Comments » // DESOBEISSANCE, Ouvrir un squat

La vague de froid s’installe et s’accentue .Tous les jours des êtres humains meurent de froid. Face à « l’émotion” pré-électoraliste et cynique des politiciens, agissons en citoyens: ouvrons les bâtiments vides, réquisitions populaires.

Si tu veux ouvrir un squat, il te faut repérer plusieurs lieux qui correspondent à tes envies. Y’a pas besoin d’une vieille usine de 10000 m2 si vous êtes 2 et que vous ne voulez qu’habiter.
C’est mieux de faire des tours à vélo ou à pied pour repérer. Fais en souvent, tu remarqueras toujours d’autres bâtiments. Ne fait pas tes repérages de nuit ou les jours fériés.

Essaie de voir s’il y a du passage (fenêtres qui s’ouvrent, travaux), s’il n’y a pas de prospectus dans la boite aux lettres. Tu peux aussi glisser un morceau de papier entre la porte et le bâti: s’il tombe, c’est une preuve de passage.
Il y a aussi moyen de se renseigner au service du Cadastre( en mairie ou aux impôts). Mais il faut savoir que la remise à jour n’est pas permanente.En tout cas, c’est un service public et tu ne devra payer que si tu fais faire une photocopie du plan (grande photocopie). Si ton futur proprio-expulseur est une entreprise, tu peux aller voir sur le site d la chambre de commerce ou  même et surtout les voisins s’ils te répondent sans partir en courant.Parfois, les voisins surveillent les maisons…
La fréquence des maisons murées est signe de l’attention portée par les promoteurs sur la bonne vie du quartier. Ça peut être intéressant. On peut supposer qu’un pâté de maisons vides se fera expulser rapidement alors que pleins de petites maisons…

Saches que tu risques de voir pleins de bâtiments qui ne le feront pas, ne te décourages pas.
Si le moyen d’entrer est facile, tu peux faire une visite pour te décider mais il ne faut pas griller le lieu. Tu peux évaluer la taille et l’état de dehors et le mieux est encore de visiter et d’ouvrir le même soir.
Une première visite peut être l’occas de poser un verrou.C’est un peu risqué mais ça permet une ouverture en plein jour avec les clés! Tu peut aussi déposer des outils ou des matériaux pour préparer l’ouverture.
Il est bon de savoir que les proprios ont la fâcheuse tendance de passer environ tous les mois.Ne tardez pas trop.

L’ouverture 

Voici le moment tant attendu! Les travailleurs de la nuit sont en route.
Il est préférable d’avoir un minimum d’outils:

-un sac à dos
-des verrous
-des loquets
-des tournevis ou même encore mieux une perceuse-visseuse sans fil
-une lampe de poche
-tout un tas d’vis et d’clous.
-du scotch
-un pied de biche
-des gants( pas indispensables mais…)
-de quoi barricader: une bastringue ou toute barre de bois, fer…
-un sac poubelle si vous avez envie de faire caca, vous ne boucherez pas d’emblée les chiottes.
Tous les autres outils sont les bienvenus.
USE TOOLS!

Il faut éviter qu’il y est des témoins. Donc pour l’heure, il faut voir en fonction de la fréquentation de la rue. 2, 3 heures du mat. est souvent une bonne heure.
S’il y a plusieurs personnes, certainEs peuvent faire le guêt.
Une effraction, ça fait du bruit et c’est une preuve en cas de flagrant délit donc, s’il y a moyen de ne pas utiliser le pied de biche, c’est mieux. La légende s’écroule!!!
S’il faut casser un carreau, utilisez du scotch pour ne pas faire de bruit. Le bruit!!! Si y’a un moment où il faut y faire attention, c’est celui-là. Les voisins n’hésiterons pas à appeler la flicaille avec les emmerdements.Il vaut mieux les rencontrer le lendemain plutôt que la nuit dans leur jardin…

Pour utiliser un pied de biche, c’est très facile: c’est un levier donc il te faut un point d’appui, comme par exemple l’huisserie qui supporte la gâche, dans laquelle s’engage le pêne
C’EST CLAIR ?

Un shéma s’impose: c'est beau une porte ouverte! barricadage!

Une fois rentréEs, les choses se compliquent.
Il s’agit maintenant de barricader les différentes entrées. En tout premier lieu, retires les verrous qui étaient posés et remplaces les par les tiens.
Rajoute des loquets en haut et en bas de la porte( point sensible). En tout cas, car tu ne pourra peut-être pas tout faire la première nuit, il faut pouvoir empécher toute tentative d’envahissement incontrôlé des flics hyper violents et complétement bourrés à cette heure avancée…
Bloque aussi la porte avec la bastringue en la calant dans le trou du paillasson ou autre.
Après ces préliminaires un peu speed, tu peux visiter ta nouvelle maison.C’est à dire que tu peux regarder s’il y a encore l’eau et l’élec.
Pour cela, un testeur et des gros plombs E.D.F. ne sont pas superflus… Pour l’eau, elle est souvent fermée au robinet qui se trouve à la cave.

L’installation 

La première nuit n’est jamais terrible!

  • Vous êtes maintenant chez vous.Découvrez sous tous les angles votre nouvelle maison. Genre voir s’il n’y a pas de portes secrètes ou autre.
    Souvent, on attire moins l’attention en n’essayant pas de se cacher.
  • Vous pouvez vous écrire une petite carte, le cachet de la Poste faisant foi pour prouver l’occupation depuis plus de 2 jours.
  • Il faut savoir qu’après un délai légal de 48 heures, ni le propriéaire ,ni personnes d’autres ne peut plus vous déloger sans décision de justice. Une preuve supplémentaire de votre installation sera la présence de meubles, matelas…
  • En matière d’électricité, il est toujours bon de vérifier le circuit et de le refaire si par exemple, les fils sont en tissu voire en carton comme souvent dans les vieilles maisons.
    Vu que les chauffages électriques, ils pompent mortel!,il faut réévaluer l’ampérage des plombs: à chaque pièce où il y a un chauffage, il faut mettre un fusible de 16 ampères. 16 ampères, ça veut dire 16a x 220v =3520 watts, c’est à dire un chauffage à maximum 3000 watts + lampes, chaîne HiFi ou autre.
    Les incendies, ça n’arrive pas qu’aux Autres…
  • Renforcer la porte peut être utile: vous pouvez percer un trou pour poser un judas( utile pour voir sans être vu! ), adapter un système de barre transversale pour consolider la porte:
    Si la porte s’ouvre sur un couloir, vous pouvez percer 2 trous dans les murs pour y glisser une bastringue. C’est encore mieux de poser un U sur la porte dans lequel la bastringue se glisse pour ne pas qu’ils puissent la tirer vers eux non plus.
  • Il ne faut pas laisser la maison vide tant que vous ne connaissez pas les réactions des proprios.C’est galère mais ça peut vous éviter des mauvaises surprises genre des serrures neuves et tes affaires enfermées !

Gagner du temps : 
  • Le proprio envoie souvent les flics lorsqu’il vient de constater l’occupation. Vous pouvez communiquer avec eux dans la limite de leur compréhension, bien sûr. Temporisez au maximum et restez évasifs quant au nombre de personnes et bien sûr à leur nom. Le proprio doit les connaître car l’expulsion est nominative. Inutile de préciser qu’il ne faut pas dire que vous êtes rentréEs par effraction. Réparer la porte ou toute trace.
  • La procédure la plus utilisée est appelée référé qui peut être très rapide. Il peut être judicieux de prendre un/une avocatE pour pouvoir contester et exploiter toutes les possibilités: par exemple un mauvais numéro de maison, une revendication des deux mois légaux de délai entre la remise de l’avis et l’expulsion, souvent déniés par les juges. Une petite séance de misérabilisme et d’énoncés de grands principes genre le droit au logement pour tous… fait aussi son petit effet.
  • vous pouvez  prétendre à l’aide juridictionnelle qui permet de ne pas payer les frais d’avocat.
    Il faut préciser qu’entrer dans le délire tribunaux n’apporte jamais grand chose( à mon goût) et ne fera que ralentir et repousser une décision hélas inévitable: l’EXPULSION. Vous pouvez monter un dossier avec l’avocat pour tenter de trouver un accord avec le proprio. Une demande de bail précaire ou d’occupation à titre gratuit en vous basant sur de faibles revenus, des demandes de logements qui n’aboutissent pas … peut être une solution.
  • Selon des rumeurs rarement vérifiées, la bonne foi des occupants pourrait faire pencher la décision en votre faveur. C’est par exemple l’ouverture de compteurs légaux d’élec, d’eau ou de téléphone. Encore faut-il être de bonne foi…Et quelle bonne foi déjà??…
  • L’huissierreprésente l’État, le propriétaire et tout ce qu’on déteste. Il a vraiment beaucoup de droitsVous pouvez tenter de lancer une pétition et/ou d’informer la presse pour qu’elle parle de vous. Mais sachez que les pétitions n’engagent personne, que les voisins, s’ils en ont marre, signeront une contre vous. Quant à la presse, elle a besoin de faire des titres et couvrira aussi bien une activité, une histoire sordide qu’une expulsion. Et à voir l’indépendance et la voix de son maître de la presse locale (tout le monde n’a pas une pleine page dans Libé), inutile de s’étendre sur le sujet.
    • Il peut venir avec un serrurier et rentrer chez vous.
    • Il vient aussi être accompagné de flics…
    • C’est lui qui constate l’occupation.
    • Tout se qu’il marque dans son constat est vérité, et ce sans justification.
    • Il peut très rapidement prendre la mouche et vous accuser d’outrages (réfère l’histoire d’Olivier).
    • Il constate souvent la voie de fait par la simple occupation, même s’il n’y a pas de trace d’effraction.
    • Il viens au moins trois fois
      • pour la constatation.
      • pour déposer l’avis d’expulsion.
      • pour l’expulsion.
    • Il peut mettre ses courrier dans la boite aux lettres ou même, ça s’est vu, les coller sur la porte.
  • Par contre, vous pouvez parler de vous dans les zines militants et alternatifs de part le monde.
Mais avant tout, sachez que LA LOI EST TOUJOURS DU COTE DES PROPRIOS.
L’expulsion : 

 

  • Elle peut avoir lieu entre 6h et 21h mais ils aiment bien le petit matin, au saut du lit, genre 8h
  • L’huissier est accompagné par des flic, beaucoup de flics chargés de défoncer la porte et de le protéger.
  • Sachez que l’huissier fait la demande de recourt à la force publique au préfet. Elle lui est rarement refusée mais il y en a qui ont des remords en hiver et refusent jusqu’au printemps.
  • L’huissier est censé vous fournir des déménageurs, des cartons, un véhicule et un garde-meuble pour entreposer vos affaires. Rarement respecté.
  • Vous avez le droit à reprendre toutes vos affaires et il faut insister, tant auprès de l’huisier que des flics qui mettent bien la pression.
  • Les ouvriers chargés de murer la maison, les déménageurs et les flics n’hésiteront pas à vous voler.
  • La force de la répression est souvent proportionnelle à votre résistance même s’il faut toujours subir leurs blagues pourries et leur morale à deux balles.
  • Ils chercheront toujours un moyen de rentrer au rez de chaussée. Rares sont ceux qui s’aventurent sur les toits même si ça s’est déjà vu. Ils essayeront d’abord la porte et s’attaqueront aux fenêtres ensuite. Les volets sont souvent défoncés.
  • Ils sont bien équipés : béliers, pied de biche, masse si nécessaire.
  • De plus en plus, ils filment les expulsions et les habitants.
  • Il vaut mieux que des copains/copines se déplacent pour vous soutenir. Le plus est le mieux. Pour cela, mettez en place un réseau téléphonique rapide et efficace, genre la maison expulsée téléphone à deux trois personnes qui en appellent d’autres et ainsi de suite.
  • Il vaut mieux prévoire les expulsions s’il y a des trucs qui craignent chez vous.
  • L’avis d’expulsion n’est pas forcément suivi de l’expulsion immédiate et que les flics aiment bien laisser pourrir la situation en espérant une démobilisation et la fin du lieu. Un déménagement trop rapide, basé sur des bruits et des provocs des flics engendre une lassitude et un raz le bol bien compréhensible.
  • Vous pouvez contacter des journalistes car, sans compter sur leur talent, leur présence calme les flics. Par contre, il est préférable de le voir pour lui expliquer la situation avant qu’il raconte n’importe quoi. 

10 antidotes anti-Hadopi

// février 6th, 2012 // No Comments » // 10 antidotes anti-Hadopi, DESOBEISSANCE

Afin de contourner HADOPI et vous préparer à la résistance totale et à la riposte face à ce venin totalitaire, vous trouverez ci-dessous les 10 premiers antidotes.

 

Antidote n°1 : N’ayez pas peur

HADOPI prévoit, en vitesse de croisière, fin 2011, 100.000 emails d’avertissement par jour.
Mais vous devez savoir que :
  • Ces spams ne constituent qu’une tentative d’intimation sans aucune conséquence pour vous.
  • Le compteur de spams d’HADOPI est remis à 0 tous les 6 mois vous offrant ainsi une nouvelle virginité 2 fois par an.
  • En cas de récidive, si vous êtes à nouveau identifiés, vous recevrez peut-être une lettre recommandée qui n’est également qu’une tentative d’intimation sans aucune conséquence.
  • Le budget de HADOPI ne leur permet pas d’envoyer une lettre recommandée, en 2eme avertissement, à tous les récidivistes.
  • Jusqu’à aujourd’hui, après 12 mois consécutifs de spams, le bilan de HADOPI est ridiculement faible : les heureux élus qui ont reçu à la fois le mail et la lettre puis qui ont été repérés une 3eme fois (pas de bol quand même) concernent seulement une vingtaine d’internautes. Principalement des retraités ignares en informatique, l’électorat principal de Sarkozy. HADOPI a déjà communiqué sur la non-poursuite de ces internautes. Bilan : 0 coupure d’internet depuis 2009 …
  • La campagne présidentielle commence. Cela va calmer les ardeurs répressives de cette Haute Autorité de mes deux. C’est connu, un électeur qu’on emmerde, ce n’est pas bon.
  • Les réseaux et les méthodes de téléchargement se comptent en centaines, vous êtes donc bien protégés dans ce maquis.
Vous pouvez donc dormir tranquille … PC allumé bien sur.

Sachant que les méthodes de contournement sont légions, comme nous allons le voir ensemble, vous pouvez même faire la grasse matinée.

Antidote n°2 : Contestez systématiquement

Votre contestation est nulle car non prévue dans cette « loi ».
Contestez quand même.
Réponses possibles au mail ou à la lettre :
  • Vous n’avez pas Internet
  • Vous ne comprenez pas leur email
  • Satan a piraté votre Wifi
  • Signalez poliment l’erreur : L’IP incriminée dans le mail ne correspond pas à votre n° de Sécurité Sociale
  • Ce n’est pas votre IP mais celle du voisin (donnez un nom)
  • A cette date là, vous étiez en vacances à l’étranger (insérez des photos, minimum 10 Mo par photo)
  • Adoptez un profil bas : Excusez-vous platement de devoir leur demander de bien vouloir aller se faire foutre
  • Chuck Norris ne souhaite pas être dérangé,
  • etc ….
Aucun système bureaucratique ne peut faire face à 200.000 contestations par jour : 100.000 x 2 car vous n’oublierez pas de contester en 2 fois :
Une première contestation, puis une 2eme pour confirmer la première, voire une 3eme contestation pour leur demander s’ils ont bien pris en compte remarques ou pour relancer, ou pour exiger des excuses … etc.
N’oubliez pas d’exprimer votre mécontentement, par un mail, aux 296 députés godillots qui ont voté cette loi. La liste de leur mails est à copier-coller ici.
Inutile de profiter de cette liste pour les inscrire sur des sites de cul. L’actualité nous montre que, concernant le cul, certains de nos politiciens moralistes ne regardent pas Internet, ils voyagent.

Antidote n°3 : Votez

Hadopi est une inacceptable attaque contre nos libertés individuelles et nos vies privées.
Aux prochaines élections et ce jusqu’au retrait de cette «loi» : Votons et catapultons les, loin, très loin, là-bas, sur la Lune.
Inscrivez vos élus fautifs à ce beau voyage : Par courtoisie, envoyez également un email à votre député pour l’informer que vous ne renouvellerez pas son CDD, ainsi que celui de ses collègues, à l’occasion des prochaines élections.

Voici comment contacter votre Député

Vous voulez connaître l’attitude de votre député concernant cette loi ?

Restez assis, voici la liste des collabos.

Antidote n°4 : Le Streaming

Facilité : 4/5
Choix : 3/5
Visible par Hadopi : Non
Inconvénient : parfois publicité ou restriction de durée
Le « must » : installer un câble HDMI entre le PC et la TV. Avec cela, n’oubliez pas de téléchargerd’acheter des cacahouètes.
Les films en streaming :
Les meilleurs sites de streaming Vidéo :

Liste 1 Liste 2 Liste 3 Liste 4

Il existe même un moteur de recherche de films en streaming : Kepster
Cela évolue très vite. Il existe donc un portail qui classe mensuellement les principaux sites de streaming et qui permet d’être au courant des dernières nouveautés : Streamactu.
A noter également : Tubeplus. Ce site vous permet de visionner tous les films en ligne mais également de les télécharger si nécessaire.
Bien souvent, ces sites limitent le temps de streaming à 72 minutes pour inciter les accros des séries à passer à l’abonnement payant mais des solutions existent pour outrepasser ces restrictions.

Vous pouvez alors utiliser des débrideurs en ligne Mégavideo-illimitéMegaStreamingRapid8,Mega-Debrid…). Vous voulez d’autres débrideurs gratuits ? Liste 1 Liste 2

Voici comment télécharger une vidéo en streaming :
  • Méthode 1 : avec Firefox + une extension spécialisée.
  • Méthode 2 : Des applications en ligne (GazzumpVideo2mp3, File2hd …) ou des logiciels (Xviservicethief …) permettent, sans rien installer, de transformer une vidéo en streaming en tout ce qu’on veut (MP3, AVI, WMV, WAV, MOV, FLV). Il suffit de taper le nom de sa chanson.
  • Méthode 3 : RealPlayer. En visionnant une vidéo en streaming, cliquez sur « Télécharger cette vidéo ». Les fichiers ainsi obtenu avec l’extension « .FLV » peuvent se lire notamment avec VLC.
La musique en streaming :
Si vous avez vraiment besoin du fichier mp3, des méthodes permettent d’enregistrer une musique en streaming en quelques secondes :

Antidote n°5 : Le Téléchargement Direct

Facilité : 5/5
Choix : 4/5
Visible par Hadopi : Non

Aussi appelé Direct Download ou DDL, cette méthode consiste à télécharger directement sur un site internet via un lien.
Cette méthode échappe complètement à la surveillance car les adresses IP des internautes qui s’y connectent ne peuvent pas être collectées sans la collaboration des propriétaires de ses serveurs, généralement situés à l’étranger, sur lesquelles sont hébergés les fichiers.

De plus, l’adresse IP de l’internaute en train de télécharger n’est pas « visible » par un tiers sur Internet. Seuls les administrateurs du site de téléchargement direct en ont connaissance. Or tous ces sites, basés à l’étranger, et ne sont pas concernés par la loi française. Oui, c’est cela aussi la mondialisation. Nos politiques nous avaient demandé de nous y adapter :)

Il existe des dizaines de serveurs des stockage répartis sur toute la planète et le plus connu estMegaUpload (Chine).
Allons droit au but : liés à ces sites de stockage, voici les annuaires liens vers des films. Il n’y a plus qu’a cliquer pour télécharger :
Certains annuaires de films sont organisés en forums communautaires dans lesquelles les internautes viennent poster les liens qu’ils ont créés ou trouvés :
Sinon vous pouvez utilisez les moteurs de recherche qui vous aideront à trouver des films et des mp3 :
Bien sur, pour gérer efficacement ce type de téléchargement, il existe des dizaines extensions spécialisées pour Firefox ou pour Chrome .
Il y a aussi les Newsgroups qui sont des serveurs ou vous pouvez échanger anonymement et trouver tout ce que vous voulez. En plus du choix et de l’anonymat, l’avantage principal est la très grande rapidité de téléchargement. par contre, il s’agit d’une méthode payante par forfait mensuel. A réserver pour les gros consommateurs. Voici quelques liens utiles sur les Newsgroups :

 

 

Antidote n°6 : Le Peer to Peer anonyme

Facilité : 3/5
Choix : 4/5
Visible par Hadopi : Non
Vous trouverez sur le lien ci-dessous 3 techniques imparables de Peer to Peer, avec pour chacun d’elle, une sélection d’au moins 2 solutions efficaces :
Certains annuaires de liens se sont même spécialisés dans le P2P anonyme. Par exemple Emule-island propose des liens OneSwarm.
Et le torrent ? Non le torrent ne va pas mourrir avec Hadopi. Car cette technique de P2P s’est adaptée à la répression.

Vous trouverez, sur le lien ci-dessous, parmi des sites classiques de torrent, dont l’utilisation est identifable par HADOPI, 2 sites qui vous garantiront l’anonymat :

Antidote n°7 : Masquez votre adresse IP réelle

Pour masquer votre identité, pourquoi ne prendriez-vous une adresse IP du Canada, des Seychelles, de Chine, ou d’ailleurs ? Double effet garanti : Non seulement vous êtes hors de portée des erreurs de l’HADOPI mais en plus cela va les faire chier.

C’est simple et légal :

D’autres utiliseront le Wifi comme technique de dissimulation :
Le Must est de passer ses communications via un serveur VPN à l’étranger :
5 minutes de paramétrage de son PC suffisent. Une fois réalisée cette opération, il vous suffit de 2 clics de souris pour activer ce type de connexion et rendre ainsi totalement inopérant tout système de surveillance ou de filtrage d’internet.

 

Antidote n°8 : Le Sneakernet

Voici la méthode de partage la plus rapide, la plus massive et la plus efficace.

Le Sneakernet aussi connu sous le nom de Beer to Peer est plutôt un concept : Cela consiste à s’échanger des fichiers entre amis par l’intermédiaire de clefs USB ou de disques durs portatifs.

Cela peut d’ailleurs constituer le thème principal d’une soirée entre amis. 

Antidote n°9 : Les Labs R&D anti-hadopi

Il n’y a pas d’innovation sans désobéissance. Il existe donc une R&D anti-hadopi.

Il s’agit du travail réalisé par des centaines de passionnés en informatique à travers le monde. Leurs découvertes, ou programmes, sont ensuite publiés et commentés par des dizaines de blogueurs.

Puis vient ensuite le temps de l’appropriation progressive de ces nouvelles techniques par le plus grand nombre.

En voici une synthèse, parmi tant d’autres, mise à jour quotidiennement par votre serviteur :

Labs Anti-Hadopi 

Antidote n°10 : Propagez massivement ces antidotes

Pour aller plus loin : http://www.contourner-hadopi.com/

 

 

source : http://linuxmanua.blogspot.com/