Archive for DANGER SANTE

IRRADIATION DES ALIMENTS ?

// avril 10th, 2012 // No Comments » // irradiation des aliments ?

PERSONNE N’EN PARLE ! ALORS PARLONS-EN !

Quelques notions concernant l’irradiation des aliments (improprement appelée ionisation)

Que signifie irradier les aliments ?

Lorsqu’on parle des aliments irradiés, il ne s « agit pas de ces végétaux qui ont été contaminés par des particules radioactives de Tchernobyl,  » en infraction avec les autorisations officielles d’entrée sur notre territoire des dites particules… « 

Il s’agit d’un traitement volontaire des aliments dans des installations aménagées spécialement à cet effet. Ces aliments sont soumis à un rayonnement radioactif de type  » gamma  » (par cobalt 60) ou de type  » bêta  » par des moyens électriques (accélérateurs de particules).

Dans quel but ?

Le but affiché : débactériser, désinsectiser ou prolonger la conservation de l’aliment

Est-ce justifié ?

Sans micro-organismes, dont les bactéries, point de vie possible. L’irradiation provoque une destruction incontrôlée des bactéries utiles comme celles qui le sont moins, et de toute évidence un bouleversement du milieu vivant, aux conséquences imprévisibles. C’est l’idéologie Pasteurienne, associée avec les impératifs d’une agriculture industrialisée et d’un commerce à l’échelle mondiale, qui prétendent justifier un tel traitement. C’est la course à l’économie et au profit qui pousse à de telles méthodes et pas la qualité nutritionnelle.

Conséquences

1-Ce rayonnement intense, administré selon des doses extrêmement élevées, (1 à 10 Kgy soit 100 rad à 1 million de Rad) a des conséquences qui vont bien au-delà du but recherché. Il provoque, en effet la formation de radicaux libres qui en se recombinant de diverses façons forment de nouvelles molécules inconnues : les produits de radiolyse. On ne connaît pas le comportement de ces nouvelles molécules, ni leur impact sur la santé. Ceci est reconnu de pus en plus par le milieu scientifique.

2- Les effets sur la substance ainsi traitée sont multiples mais sont minimisés par la communauté scientifique en charge de ces questions. Bien qu’ils aient conservé leur aspect habituel, ces aliments sont non seulement appauvris en nutriments, vitamines et oligo-éléments, mais voient leur ADN altéré plus ou moins profondément. On peut redouter à juste raison que la consommation de tels aliments les mêmes conséquences que celles attribuées à la consommation d’aliments génétiquement modifiés.

3- La législation française et européenne est très floue sur l’obligation d’information du consommateur. Ces aliments ne sont pas étiquetés dans les lieux de vente et rien ne les distingue des autres aliments qui ne sont pas irradiés. Ils sont absolument non reconnaissables une fois sortis
de l’usine de traitement. Ils sont déclarés sans danger pour la santé une fois pour toute par l’O.M.S,
l’ A.I.E.A et la F.A.O !!!

Pour plus de renseignements :

Association AIDAS Quartier l’Olagnier Route de Beauvallon 26800 PORTES LES VALENCES

Pour plus d’information :

http://www.actionconsommation.org
http://www.mdrgf.org

http://www.ecoforum.fr

Contacts :

  • irradaliments@actionconsommation.org
  • Véronique Gallais (Action Consommation): 01 34 13 38 13
  • Morgan Ody (Public Citizen): 06 08 04 14 52
  • Les associations du Collectif français contre l’irradiation des aliments :
  • Action Consommation,
  • Agir pour l’Environnement,
  • Les Amis de la Terre,
  • Association Léo Lagrange pour la Défense des Consommateurs,
  • Association pour l’Information sur la Dénaturation des Aliments et la Santé (AIDAS),
  • ATTAC,
  • Biocoop,
  • Confédération Paysanne,
  • CRiiRAD,
  • Ecoforum,
  • EKWO,
  • Mouvement pour le Droit et le Respect des Générations Futures (MDRGF) ·
  • Réseau Sortir du Nucléaire.

Par ailleurs, une pétition électronique est lancée en partenariat avec l’association Cyberacteurs (http://www.cyberacteurs.org/actions/action.php?id=74).

10 bonnes raisons
de s’opposer à l’irradiation des aliments

Les entreprises d’irradiation des aliments, l’industrie agro-alimentaire et les autorités publiques de plusieurs pays répètent depuis près d’un demi-siècle que les personnes qui consomment des aliments irradiés n’ont rien à craindre. D’après eux, les aliments irradiés ne perdent ni leurs qualités nutritives, ni leur goût et sont parfaitement sains. D’après eux, la recherche démontre que les aliments irradiés sont sans danger pour la consommation humaine. Ils prétendent que les usines d’irradiation sont sûres. Et que l’irradiation n’a pas de conséquences économiques néfastes. Voici 10 raisons qui montrent qu’ils se trompent.

 

 1- Les études menées depuis les années 1950 ont révélé un grand nombre de problèmes de santé chez les animaux ayant consommé de la nourriture irradiée. Au nombre de ces affections on trouve : des morts prématurées, une forme rare de cancer, des animaux morts-nés et autres problèmes de reproduction, des mutations et autres problèmes génétiques, des dysfonctionnements d’organes, des malformations lors de la croissance et des carences en vitamines. (1), (2), (3), (4)

2- L’irradiation permet de cacher les mauvaises conditions d’hygiène de certains abattoirs et entreprises de conditionnement, qui entraînent la contamination de la viande par des éléments pathogènes. En effet, si l’irradiation peut tuer la plupart des bactéries, elle ne peut en aucun cas éliminer les traces d’excréments, d’urine, de pus et de vomis qui peuvent se retrouver sur la viande, qu’elle soit de bœuf, de porc, de poulet ou autres. (5), (6).

3- L’irradiation met en jeu différents types de rayonnements ionisants – des faisceaux d’électrons, des rayons gamma et des rayons X – qui bouleversent la composition chimique de la matière qu’ils traversent. De nombreux corps chimiques nouveaux, appelés  » radicaux libres « , sont produits par l’irradiation. Certains d’entre eux n’existent pas dans la nourriture à l’état naturel et la FDA (Agence américaine de l’alimentation et des médicaments) n’a pas effectué d’étude suffisante pour prouver leur innocuité. On vient de démontrer qu’un de ces éléments, nommé 2-ACBs, pouvait induire un processus de cancérisation et des altérations génétiques chez le rat,
et pouvait occasionner des lésions génétiques et cellulaires, chez l’homme comme chez le rat. (7), (8), (9), 10).

4- L’irradiation détruit et altère, et de façon parfois très significative, les vitamines, les protéines, les acides gras essentiels et d’autres composants alimentaires. Le procédé peut détruire jusqu’à 80% de la vitamine A contenue dans les œufs et 48% du beta carotène contenu dans le jus d’orange. La FDA a néanmoins donné son accord pour l’irradiation de ces produits. (11), (12).

5- En donnant leur aval à l’irradiation des aliments, la Food and Drug Administration américaine et l’Organisation Mondiale pour la Santé ont toutes les deux omis de prendre en compte un grand nombre d’études montrant que les produits irradiés ne sont pas sans danger pour la consommation humaine. (13), (14).

6- Par le simple fait qu’elle prolonge la durée de vie des aliments et qu’elle utilise des installations centralisées, l’irradiation risque d’accélérer le processus de mondialisation et de concentration de la production, de la distribution et de la vente des produits alimentaires entre les mains de quelques multinationales. Cette tendance a d’ores et déjà pour conséquence la diminution radicale du nombre des exploitations au Nord comme au Sud, la mise en cause de la diversité de la production et le bouleversement des économies locales dans les nations en voie de développement.

7- L’irradiation peut aggraver les problèmes auxquels sont confrontées les petites exploitations agricoles, en facilitant l’importation de produits alimentaires bon marché. Des installations d’irradiation ont été construites dans de nombreux pays exportateurs de fruits, de légumes et de viande, parmi lesquels l’Argentine, l’Australie, le Brésil, le Chili, le Mexique et la Nouvelle-Zélande. Le Brésil, qui est déjà un gros exportateur de viande, est aujourd’hui présenté comme le producteur de fruits n°1 mondial. .

8- L’irradiation peut modifier le goût, l’odeur et la consistance de la nourriture, en la rendant parfois peu appétissante. La viande de porc peut devenir rouge et la viande de bœuf peut prendre une odeur de chien mouillé. De même, il arrive que les fruits et les légumes deviennent spongieux. (15), (16), (17)

9- Les installations d’irradiation peuvent polluer l’air et présenter des risques pour les employés et l’environnement. Les installations utilisant des accélérateurs linéaires libèrent de l’ozone qui provoque un brouillard. Un grand nombre d’accidents et d’infractions dans les installations d’irradiation dans le monde entier ont entraîné des blessures et même des décès. En 1988, après plus de 30 infractions (dont des déchets radioactifs mis à la poubelle) relevées par l’autorité de sûreté nucléaire américaine (Nuclear Regulatory Commission), le président d’une entreprise d’irradiation du New Jersey, a été inculpé pour un grand nombre de délits, et en particulier pour avoir trompé la NRC. Le président, qui menaçait de licencier les employés refusant de mentir aux inspecteurs de l’autorité de sûreté, s’est vu infliger 2 ans de prison. (18).

10- Dans un proche avenir, il est possible que certaines installations d’irradiation utilisent le césium 137, un déchet hautement radioactif provenant de la fabrication d’armement nucléaire. Ce matériau est dangereux et instable. En 1988, une fuite de césium 137, près d’Atlanta, a entraîné des opérations de décontamination qui ont coûté 40 millions de dollars aux contribuables. (10).

Public Citizen

Notes : 
(1) A Broken Record : How the FDA Legalized – and Continues to Legalize – Food Irradiation Without Testing it for safety. Washington, D.C. : Public Citizen, Cancer Prevention Coalition, Global Resource Action Center for the Environment, Oct. 2000.
(2) Kesavan, P.C., Swaminathan, M.S. « Cytotoxic and mutagenic effects of irradiated substrates and food material. » Radiation Botany, 11:253-181, 1971.
(3)énbsp ;Schubert, J. « Mutagenicity and cytotoxicity of irradiated foods and food components. » Bulletin of the World Health Organization, 41:873-904, 1969.
(4) Spiher, A.T. « Food Irradiation : An FDA Report. » FDA Papers, Oct. 1968.
(5) Nestor, F. and Hauter, W. The Jungle 2000 : Is America’s Meat Fit to Eat ? Washington, D.C. : Government accountability Project, Public Citizen, Sept. 2000.
(6) Piccioni, R. « Food irradiation : Contaminating our food. » The Ecologist, 18:2:48-55.
(7) Delincee, H. and Pool-Zobel, B. Genotoxic properties of 2-dodecylcyclobutanone, a compound formed on irradiation of food containing fat. Radiation Physics and Chemistry, 52 : 39-42, 1998. _
(8) Delincee, H. et al. Genotoxicity of 2-dodecylcyclobutanone. Food Irradiation : Fifth German Conference, Karlsruhe, November 11- 13, 1998.
(9) Delincée, H. et al. « Genotoxicity of 2-alkylcyclobutanones, markers for an irradiation treatment in fat-containing food – Part I : cyto- and genotoxic potential of 2-tetradecylcyclobutanone. » Radiation Physics and Chemistry, 63:431-435, 2002.
(10) D. Burnouf, H. Delincée, A. Hartwig, E. Marchioni, M. Miesch, F. Raul, D. Werner (2001), Etude toxicologique transfrontalière destinée à évaluer le risque encouru lors de la consommation d’aliments gras ionisés – Toxikologische Untersuchung zur Risikobewertung beim Verzehr von bestrahlten fetthaltigen Lebensmitteln – Eine französisch-deutsche Studie im Grenzraum Oberrhein, Rapport final d’étude Interreg II, projet N° 3.171. BFE-R-02-02, Federal Research Centre for Nutrition, Karlsruhe, Germany.
(11) FDA Memorandum, from Kim Morehouse, Ph.D. to William Trotter, Ph.D. April 11, 2000.
(12) FDA Memorandum, from Antonio Mattia, Ph.D. to William Trotter, Ph.D. Nov. 2, 1999.
(13) Op. cit, Note 1.
(14) Bad Taste : The Disturbing Truth About the World Health Organization’s Endorsement of Food Irradiation. Washington, D.C. : Public Citizen, October 2002.
(15) Webb, T. et al. Food Irradiation : Who Wants It ? Rochester, Vermont : Thorsons Publishers, 1987.
(16) Huang, S. et al. « Effect of electron beam irradiation on physical, physicochemical and functional properties of liquid egg during frozen storage. » Poultry Science, 76:1607-15, 1997.
(17) Wong, Y.C. et al. « Comparison between irradiated and thermally pasteurized liquid egg white on functional, physical and microbiological properties. » Poultry Science, 75:803-808, 1996. (18) « Executive convicted in radiation spill. » North Jersey Advocate, Oct. 30, 1986. (19) « Last radioactive capsules taken from DeKalb plant. » Macon Telegraph, Nov. 20, 90.

Remarque : Un document de 6 pages réalisé par l’ONG américaine  » Public Citizen  » est disponible auprès du MDRGF sur simple demande par email à : courrier@mdrgf.org

IRRADIATION DES ALIMENTS :
QUELS PRODUITS SONT CONCERNES ?

Les produits qui peuvent être légalement irradiés en France

Liste obligatoire de l’ Union Européenne

  • Les herbes aromatiques
  • Les épices
  • Les condiments

Liste spécifique à la France

  • L’oignon,
  • l’ail,
  • l’échalote
  • Les légumes et les fruits secs
  • Les flocons et germes de céréales pour produits laitiers
  • La farine de riz
  • La gomme arabique
  • La volaille
  • Les cuisses de grenouille congelées
  • Le sang séché et le plasma
  • Les crevettes
  • L’ovalbumine (additif alimentaire)
  • La caséine et les caséinates (additifs alimentaires)

Bibliographie

o La bouffe d’égout, F. Perruca et G. Pouradier, ed. j’ai lu.

o Des poubelles dans nos assiettes, F. Perruca et G. Pouradier, ed. livre de poche.

o Que mangeons-nous vraiment ? Docteur Wolf, Otto, ed. les trois arches.

 

Excitotoxines : Les additifs les accumulent

// avril 10th, 2012 // No Comments » // Excitotoxines

D’après de nombreuses études les excitotoxines telles que l’aspartame, contenues dans tous les produits alimentaires transformés provoquent la dégénerescence du système nerveux.

De plus en plus de cliniciens et de scientifiques importants sont convaincus qu’un groupe de composés appelés excitotoxines joue un rôle crucial dans le développement de plusieurs troubles neurologiques, dont les migraines, les attaques, les infections, un développement neural anormal, certains troubles endocriniens, les troubles neuropsychiatriques, les difficultés d’apprentissage des enfants, la démence associée au sida, la violence épisodique, la borréliose de Lyme, l’encéphalopathie hépatique, des types spécifiques d’obésité, et surtout les maladies neurodégénératives telles que la sclérose latérale amyotrophique (ALS), les maladies de Parkinson, d’Alzheimer et d’Huntington ainsi que la dégénérescence olivopontocérébelleuse.

Difficile d’y échapper !

Ces dix dernières années, on a accumulé une énorme quantité de preuves à la fois cliniques et expérimentales qui soutiennent ce principe de base. Pourtant, la FDA (Food and Drug Administration) refuse toujours de reconnaître le danger immédiat et à long-terme que présente pour le public l’ajout autorisé dans les aliments de plusieurs excitotoxines telles que le glutamate de sodium, la protéine végétale hydrolysée et l’aspartame. La quantité de ces neurotoxines ajoutée dans nos aliments a considérablement augmenté depuis leur introduction. Par exemple, depuis 1948, la quantité de glutamate de sodium ajoutée aux aliments a doublé tous les dix ans. En 1972, on en ajoutait 262000 tonnes métriques dans les aliments. On a consommé plus de 800 millions de livres d’aspartame dans divers produits depuis que cet additif a été autorisé. Ironie du sort, ces additifs alimentaires ne servent absolument pas à conserver les aliments ou à protéger leur intégrité ; ils sont tous utilisés pour modifier le goût des aliments. On se sert du glutamate de sodium, de la protéine végétale hydrolysée et des arômes naturels pour relever le goût des aliments, tandis que l’aspartame est un édulcorant artificiel.

Ces toxines (excitotoxines) ne sont pas juste présentes dans quelques aliments, mais, plus exactement, dans presque tous les aliments transformés. Dans de nombreux cas, on les y ajoute sous des formes déguisées, telles que les arômes artificiels, les épices, l’extrait de levure, la fibre protéique, l’extrait de protéine de soja, etc. Par expérience, nous savons que lorsque l’on donne à des animaux des quantités d’excitotoxines peu toxiques en doses séparées, on trouve chez ces animaux une toxicité complète, c’est-à-dire que les excitotoxines agissent en synergie. Par ailleurs, les excitotoxines sous forme liquide, comme celles que l’on trouve dans les soupes, les sauces au jus de viande et les boissons non alcoolisées à basses calories, sont plus toxiques que celles que l’on ajoute aux aliments solides ; c’est parce qu’elles sont absorbées plus rapidement et atteignent des taux plus élevés dans le sang.

On devrait aussi se rendre compte que les conséquences de ces additifs alimentaires appelés excitotoxines ne sont pas en général dramatiques. Certains individus peuvent être particulièrement sensibles et développer de graves symptômes et même mourir brutalement d’une irritabilité cardiaque, mais le plus souvent les effets sont subtils et se développent sur une longue période de temps. Tandis que les additifs alimentaires comme le glutamate de sodium et l’aspartame ne sont probablement pas des causes directes de maladies neurodégénératives comme la démence d’Alzheimer, la maladie de Parkinson ou l’ALS, ils peuvent très bien accélérer ces troubles et certainement aggraver leur pathologie – comme nous le verrons. Peut-être que chez de nombreuses personnes ayant une propension naturelle à développer l’une de ces maladies ces troubles ne se déclareraient jamais s’ils elles ne s’exposaient pas à de fortes quantités d’excitotoxines véhiculées par les aliments. Certaines personnes pourraient juste souffrir d’une forme atténuée de la maladie, si elles ne s’exposaient pas à ces substances. De même, les excitotoxines véhiculées par les aliments peuvent être nocives pour ceux qui souffrent d’attaques, de lésions cérébrales et pour les séropositifs, et on ne devrait certainement pas en utiliser dans une structure hospitalière.

LA DÉSINFORMATION DE LA FDA (Food and drug Administration)

En juillet 1995, la Fédération des Sociétés Américaines pour la Biologie Expérimentale (FASEB) a mené une étude décisive pour la FDA sur la question de la sécurité du glutamate de sodium.8 La FDA a écrit un résumé très trompeur du rapport dans lequel elle laissait entendre que, sauf pour les asthmatiques, les chercheurs de la FASEB avaient trouvé que le glutamate de sodium ne présentait aucun risque. Mais, en fait, ce n’est pas du tout ce que disait le rapport. J’ai résumé, en détail, mes critiques de cette tromperie largement diffusée de la FDA dans l’édition de poche revue et corrigée de mon livre, Excitotoxins : The Taste that Kills (Les Excitotoxines : le goût qui tue), en analysant exactement ce que ce rapport disait et ne disait pas.9 Par exemple, il n’a jamais dit que le glutamate de sodium n’aggravait pas les maladies neurodégénératives. Ce qu’il disait, c’était qu’il n’existait aucune étude montrant un tel lien ; plus précisément, que personne n’avait réalisé d’étude, positive ou négative, pour voir s’il y avait un lien. C’est toute la différence.

Malheureusement pour le consommateur, les grosses sociétés de l’industrie alimentaire continuent non seulement d’ajouter du glutamate de sodium dans nos aliments mais elles vont en plus très loin pour masquer ces additifs nocifs. Par exemple, elles emploient des termes tels que protéine végétale hydrolysée, protéine végétale, fibre protéique, phytoprotéine hydrolysée, extrait de protéine de soja, caséinate, extrait de levure et arôme naturel. Nous savons par expérience que quand ces excitotoxines chargées de relever le goût s’ajoutent les unes aux autres, elles deviennent bien plus toxiques que prises individuellement.10 En fait, les excitotoxines à des taux pas encore nocifs peuvent être pleinement toxiques pour certaines cellules bien précises du cerveau lorsqu’elles sont associées. Je vois souvent dans les rayons des supermarchés des aliments transformés, en particulier des aliments surgelés ou des aliments de régime, qui contiennent, deux, trois ou même quatre types d’excitotoxines.

RECOMMANDATIONS

Nous savons aussi, comme on l’a déjà affirmé, que les excitotoxines sous forme liquide sont beaucoup plus toxiques que celles sous forme solide parce qu’elles sont absorbées rapidement et atteignent une concentration élevée dans le sang. Ceci signifie que de nombreuses soupes, sauces et jus de viande vendus dans le commerce et contenant du glutamate de sodium sont très dangereux pour l’équilibre du système nerveux, et ceux qui souffrent d’un des troubles mentionnés plus haut ou qui ont un risque important d’en développer un devraient tout particulièrement les éviter. Les gens atteints de cancers ou présentant un risque important de cancer devraient également les éviter, en raison de la génération de radicaux libres associée à la peroxydation des lipides.11 En cas de sclérose latérale amyotrophique (ALS), nous savons que la consommation de viande rouge, en particulier du glutamate de sodium lui-même, peut élever le glutamate du sang de façon significative jusqu’à des taux bien plus hauts que ceux que l’on voit chez la population ordinaire.12 On n’a pas réalisé d’études similaires, d’après ce que je sais, sur des patients atteints de la maladie de Parkinson ou de la maladie d’Alzheimer. Mais, en règle générale, je suggèrerais certainement aux personnes atteintes de l’une ou l’autre de ces maladies d’éviter les aliments contenant du glutamate de sodium ainsi que la viande rouge, le fromage et la purée de tomates, ces aliments étant tous réputés pour contenir de fortes quantités de glutamate.13

On doit se rappeler que c’est la molécule de glutamate qui est toxique dans le glutamate de sodium. Le glutamate est un acide aminé naturel qui se trouve en plus ou moins grande quantité dans de nombreux aliments. Ceux qui affirment que le glutamate de sodium ne présente aucun danger se servent de ce fait pour leur défense. Mais le coupable c’est le glutamate libre. Le glutamate lié, que l’on trouve naturellement dans les aliments, est moins dangereux parce qu’il est dégradé lentement et absorbé par l’intestin de façon à être utilisé par les tissus, les muscles en particulier, avant que les taux toxiques ne soient atteints. Par conséquent, une tomate entière est moins dangereuse qu’une purée de tomate. La seule exception à cela, comme on l’a dit, d’après ce que l’on sait pour l’instant, c’est dans le cas de l’ALS. Par ailleurs, la tomate contient plusieurs antioxydants puissants connus pour neutraliser la toxicité du glutamate.

La protéine végétale hydrolysée est un additif alimentaire courant et elle peut contenir au moins deux excitotoxines : le glutamate et l’acide cystéique. La protéine végétale hydrolysée est fabriquée par un procédé chimique qui décompose délibérément la structure de la protéine du végétal pour libérer le glutamate ainsi que l’aspartate, une autre excitotoxine. Cette substance poudreuse, marron, est utilisée pour relever le goût des aliments, en particulier des plats de viande, des soupes et des sauces. Bien que certains fabricants d’aliments diététiques aient essayé de faire accepter l’idée que ce rehausseur de goût est entièrement naturel et sans danger parce qu’il est fabriqué à partir de plantes, ce n’est pas vrai. C’est la même substance que celle ajoutée aux aliments transformés. L’expérience a montré que l’on peut provoquer les mêmes lésions cérébrales en utilisant la protéine végétale hydrolysée qu’en utilisant le glutamate de sodium ou l’aspartate.14 On découvre de plus en plus d’excitotoxines, dont plusieurs se rencontrent naturellement. Par exemple, la L-cystéine est une excitotoxine très puissante. On l’ajoute actuellement à certains pains et on la vend dans les magasins diététiques en tant que complément. L’homocystéine, un dérivé métabolique, est aussi une excitotoxine.15 Fait intéressant, on a récemment montré que des taux élevés d’homocystéine dans le sang étaient un signe majeur, si ce n’est le signe majeur, des maladies cardio-vasculaires et des attaques. Tout aussi intéressante est la découverte selon laquelle des taux élevés d’homocystéine sont aussi en cause dans des troubles du développement neurologique, en particulier dans l’anencéphalie et le dysraphisme spinal (anomalies du tube neural).16 (On pense qu’il existe un mécanisme d’action protecteur associé à l’utilisation prénatale des vitamines B12, B6 et de folates lorsqu’on les utilise ensemble.) Reste à voir si l’effet toxique relève de l’excitotoxicité ou s’il est dû à quelque autre mécanisme. S’il est lié à l’excitotoxicité, alors les fœtus seraient aussi en danger à cause du glutamate, de l’aspartate (une partie de la molécule d’aspartame) et des autres excitotoxines. Récemment, plusieurs études ont découvert que tous les patients souffrant de la maladie d’Alzheimer qui avaient été examinés présentaient des taux élevés d’homocystéine.

Une étude intéressante a découvert que les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer présentent aussi une destruction étendue des cellules de leur ganglions rétiniens.18 Fait intéressant, cela correspond à la zone qui était touchée lorsque Lucas et Newhouse ont découvert l’excitotoxicité du glutamate de sodium. Tandis que cela ne prouve pas que le glutamate alimentaire et autres excitotoxines provoquent ou aggravent la maladie d’Alzheimer, cela constitue une preuve indirecte de taille. Une fois que l’on a analysé toutes les informations connues sur les additifs alimentaires excitants, il est difficile de justifier la décision de la FDA de continuer d’approuver l’usage répandu de ces additifs.

Docteur Russel L. Blaylock, neurochirurgien et nutritionniste
exerce aujourd’hui dans le Mississipi (Etats Unis)

auteur de « Excitotoxines, le taste that kills », health press, 1996. www.healthpress.com

Article paru dans la revue BIOCONTACT février 2006

Article publié pour la première fois dans Medical Sentinel (vol. 4, n°6, nov-déc 1999),
le journal bimensuel de l’Association de smédecisn et chirurgiens américains (AAPS).
Infos : www.aapsonline.org

 

Sous les pavés, la plage. et Sous la plage, le gaz. Beaucoup de gaz

// juin 29th, 2011 // No Comments » // Gaz de schiste


Les compagnies pétrolières avancent des chiffres étonnants : nous serions assis sur unecinquantaine d’années de consommation nationale. Mais ce gaz de schiste est très difficile à extraire. Contrairement au gaz « conventionnel », il ne suffit pas de forer etd’attendre en gazouillant que l’hydrocarbure gicle à la surface.

En fait, le gaz de schiste est emprisonné dans la roche. Pour l’en libérer, il faut creuserun dense réseau de petits forages puis y balancer des milliers de tonnes d’eau à hautepression permettant d’exploser la pierre et d’en extraire la substance (entre 100 et 200millions de litres d’eau par puits). Petit détail : pour que l’opération fonctionne, il fautauparavant incorporer à la mixture quelques composants fort peu recommandables,toxiques, voire cancérigènes : benzène, formaldéhyde, toluène, xylène, naphtalène… etbien d’autres, que les compagnies ont une fâcheuse tendance à vouloir cacher. Un jeu degrands enfants… naïfs et inconscients.


eau et gaz à tous les étages (même au sous-sol)…

Au Canada, on vient de s’apercevoir que 11 des 31 puits en activités présentaient desfuites. C’est à dire que du gaz de schiste s’échappe hors des tuyaux, largué dans l’atmosphère ou dans les sols. Dans les nappes phréatiques, aussi. Aux États-Unis, endeux et demi, 1435 infractions à la loi ont été relevées en Pennsylvanie par la Pennsylvania Land Trust Association, une association de surveillance environnementale.Et autant d’infractions et d’avertissements relatifs à la gestion des déchets toxiques.Curieusement, les exploitants en décomptent beaucoup moins… Pour une bonne raison :pour détecter des fuites, les détecteurs de méthane ne sont pas obligatoires, c’est »l’inspection visuelle » qui fait foi. Et une fuite dont le débit est estimée à moins de 300m3 / jour… n’est pas considérée comme une fuite. Pourquoi faire compliqué… ?

Catastrophes écologiques

Résultat : les sols concernés s’érodent à grande vitesse et les sédiments polluésenvahissent cours d’eau et nappes phréatiques. Environ 20% des fluides injectésremontent à la surface. Souvent mal gérés, une partie se retrouve dans l’environnementproche des zones de forage. Sans parler des 80% qui restent en profondeur et quiresurgiront bien un jour ou l’autre, mais c’est un détail. Autre souci : ces fuites de gaz,qui rendent parfois l’eau du robinet… inflammable, comme l’a montré le documentaire Gasland. Que du bonheur…


de l’eau dans le gaz…

Selon Corinne Lepage, c’est jusqu’à 5% du territoire français qui pourrait prochainementfaire l’objet de recherches en gaz de schiste. Pourtant, ces récentes décisions ne sontguère médiatisées. Considérant que les sous-sols concernés sont bien trop étendus,aucune information préalable des responsables locaux n’est nécessaire (hormis lespréfets). Et, depuis trois mois, des élus découvrent régulièrement, par hasard, que desexplorations sont en cours juste sous leurs pieds. Mais, devant la montée des critiques, le10 février dernier, la ministre de l’Écologie Nathalie Kosciucko-Morizet a froncé lessourcils ; elle a sommé les industriels engagés dans l’exploration de gaz de schiste de »prouver » qu’ils peuvent forer « autrement qu’à l’américaine ». Total et consorts (dont lefrangin Balkany, grand ami de notre président) doivent en être tout retournés…

« Le monde est dangereux non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceuxqui regardent et laissent faire” — Albert Einstein

 

source : sois.fr