lorsque le cinéma nous envoie un message…
// octobre 9th, 2010 // No Comments » // cinémathèque
LA Vague
Il est des films à thèse qui lassent ou qui par leur forme même agacent. Et puis, il y en a d’autres dont La Vague fait partie qui par le récit qu’ils narrent permettent de mettre en images les concepts les plus délicats. En effet, en donnant toute sa place à la naissance et au développement du fascisme dans sa forme la plus radicale, le film deDennis Gansel réussit la gageure d’expliquer comment germe l’idée la plus insupportable et comment elle peut encore parvenir à séduire.
En se plaçant dans un cadre scolaire, le microcosme par excellence des sociétés humaines,La Vague se donne pour mission de raconter à quel point une idée, aussi nauséabonde soit elle, peut se traduire à l’écran. Ainsi, expérience psychologique et formelle, Die Welle s’impose comme la transposition la plus fidèle de cette dernière en l’adaptant à un cadre narratif et esthétique aussi particulier que métonymique.
En effet, déclinant tout d’abord le principe totalitaire que le fascisme suppose par le biais d’une expérimentation pédagogique, le métrage opère de manière encyclopédique et exhaustive en le montrant sous tous ses aspects. De fait, va-t-il nous montrer comment la présence physique et oratoire d’un homme, dominant par sa fonction et respecté pour ses différences, va s’imposer à toute une classe d’élèves et les influencer profondément. Ainsi, à la manière du professeur d’A l’ouest rien de nouveau de Lewis Milestone, ce dernier se laisse dépasser, sort de sa fonction et profite de la liberté que lui accorde la semaine pédagogique pour mettre en avant ce qui fait toute la puissance de l’idéologie fasciste lorsqu’elle naît.
Idéologie de fascination, porteuse de supériorité et de différenciation extrême, elle se fonde entre autres choses sur l’exclusion et sur une communauté fermée, réceptive, initiée et fière de l’être. Elle passe aussi par une organisation pyramidale où le zèle est récompensé et dont le commandement est laissé à une figure tutélaire, charismatique et dévorée par l’ambition ou la propre puissance de sa mégalomanie. Et c’est justement cela que parvient à mettre en scène avec simplicité et éloquence, La Vague. A savoir la naissance d’un ordre nouveau, à vocation expansive et destiné à imposer sa loi aux autres. Loi qui se verra d’ailleurs porteuse d’un certain espoir mais qui au final s’avérera totalitaire en prônant l’égalitarisme ou la répression de toute différence vis-à-vis du modèle idéal, celui décidé par le seul et unique chef. Ici, point de Führer, d’Empereur ou de Duce, ce rôle est dévolu à Herr Wenger, le professeur…
V pour vendetta
Londres, fin du XXe siècle : plus personne n’ose résister au “Système”. L’œil et l’oreille espionnent, le nez enquête, la bouche désinforme et la main fait régner l’ordre et la terreur. L’Angleterre a pris les couleurs du fascisme. La culture a été effacée. Pourtant quelqu’un ou quelque chose rôde dans les ruelles sombres. Il est vêtu comme un comédien,masqué d’un éternel sourire, cite Shakespeare, sauve les innocents, pose des bombes et préserve ce qu’il reste de la culture dans son musée des ombres.
Un anarchiste s’est glissé au cœur du système. Ni comédien ni tragédien, ni bouffon ni fou, ni fanatique ni terroriste, ou peut-être tout cela à la fois, il n’a pour nom qu’une initiale : V. V pour Vendetta. V pour Vengeance. À moins que ça ne soit pas aussi simple que ça…
Publicitaire désillusionné par le milieu dans lequel il exerce ce métier lucratif, Octave erre dans son désespoir et dans la superficialité de sa vie. Se reprochant sans cesse d’être ce qu’il est, il dénonce avec un pessimisme rarement aussi prononcé le monde actuel qu’il considère “pourri” et dirigé par la publicité. Perdu dans son desarroi et dans ce monde d’artifices où il étouffe, Octave ne vit que pour la cocaïne et les prostituées. Jusqu’au jour où tout lâche…
Dans 99F, Frédéric Beigbeder nous offre une critique de la société qui choque et dérange, ceci étant, délibérément ; décrivant violemment, crûment, mais superbement ce milieu où tout n’est que mensonges et faux-semblants.
Confrontant les lecteurs à cette société cachée mais bien réelle, ce film hors du commun nous fait prendre conscience du cynisme du système.
Eyes Wide Shut
William Harford, médecin, mène une paisible existence familiale. Jusqu’au jour où sa femme, Alice, lui avoue avoir eut le désir de le tromper quelques mois auparavant…
Suite à quelques indiscrétions, le mystère qui entoure “Eyes Wide Shut” de Stanley Kubrick s’amenuise sensiblement. Explications.
Tout le monde s’accorde à dire que la légende de Kubrick se fonde en partie sur le contrôle obsessionnel qu’il exerçait sur son oeuvre. Omniprésent de l’écriture du scénario à la sortie du film ? le magazine Première révèle qu’il lisait la presse indonésienne juste pour vérifier le format des publicités de Full Metal Jacket -, Kubrick se faisait un devoir de tout maîtriser.
La promotion de ses films n’échappait pas à cette politique. Depuis 2001 : l’Odyssée de l’Espace, Stanley Kubrick avait pris l’habitude de distiller ses informations, préférant envelopper ses oeuvres de mystère. “Il retenait ses films jusqu’à la dernière minute car il voulait que les gens puissent les voir avant d’entendre ce qu’en disait la presse”, déclarait à l’AFP Nancy Kirkpatrick, la responsable de la communication chez Warner Brothers.Eyes Wide Shut aurait dû connaître le même destin que ses prédécesseurs si Alexander Walker n’en avait pas décidé autrement. Journaliste au London Evening Standard et proche du défunt, Alexander Walker fait partie des rares personnes qui ont pu voir Eyes Wide Shut. Fort de son statut de privilégié, il n’a pas résisté à l’envie de diffuser sur Internet la critique du film posthume.
Titrée “It’s a Sex Odyssey”, cette “trahison” révèle de nombreux aspects de Eyes Wide Shutque nous préférons tenir secret, salue la performance de Nicole Kidman et précise qu’une seule projection ne permet pas d’apprécier pleinement la vision de Kubrick.
La famille du cinéaste s’est déclarée extrêmement choquée par ce manque de respect envers la mémoire de Kubrick. Quant aux dirigeants de Warner Brothers, ils souhaitent punir sévèrement Walker.Parallèlement à cette indiscrétion, on a appris que Eyes Wide Shutbénéficiait de deux versions. Plutôt que de choquer le puritanisme américain et, par la même occasion, écoper du redouté Restricted (interdit aux mineurs), Stanley Kubrick a préféré édulcorer son film. Mais au lieu de pratiquer les habituelles coupes sur la scène incriminée – la fameuse scène d’orgie -, il a eu recours, en technophile averti, au dernier procédé numérique pour modifier 65 secondes. Astucieusement, il a rajouté des personnages afin de masquer certaines images jugées trop équivoques.
Les Américains verront cette version censurée à partir du vendredi 16 juillet. En revanche, le reste du monde pourra voir Eyes Wide Shut comme l’a imaginé et filmé Stanley.
Dans la peau de John Malkovich
Craig Schwartz est marionnettiste de rue, mais ne parvient pas à vivre de son art. Lotte, son épouse, s’intéresse beaucoup plus à ses animaux qu’à lui. Devant leurs difficultes financières, le jeune homme trouve un emploi au septième étage du building de l’entreprise Lester. En classant des dossiers, Craig découvre une porte dérobée et l’emprunte. Celle-ci le conduit pour quinze minutes à l’intérieur de John Malkovich. Cette prodigieuse découverte va lui permettre de changer de vie.
Equilibrium
Equilibrium décrit un monde fasciste où les émotions sont devenus illégales. Après une troisième guerre mondiale au début du 21è siècle, l’humanité a frôlé la destruction totale. Pour éviter une quatrième guerre, il a été décidé d’éliminer ce qui a été identifié comme la cause première de la violence: les émotions et l’intensité des sentiments, source de la joie et de l’amour, mais aussi de la colère et la haine.
On ne peut s’empêcher de mettre en parallèle “Equilibrium” avec les directions prises actuellement par le monde réel. Notre société tend déjà à uniformiser les consciences et niveler les individualités. Le type de décoration dominante dans les entreprises ou les administrations est déjà déshumanisée et anti-émotionelle. La mode tend également à encourager un design froid et métallique dans les appartements et les maisons. De même, des moyens policiers disproportionnés sont utilisés pour interdire certaines substances dont l’effet principal est d’amplifier les émotions. Enfin, depuis 10 ans aux Etats-Unis et plus récemment en Europe, des commandos de policiers à l’armement et aux méthodes d’intervention militaires sont utilisées pour des arrestations de plus en plus ordinaires.
On retrouve ainsi dans “Equilibrium” des éléments du “Meilleur des Mondes” d’Huxley (une société qui a échangé les émotions et le grand art pour la paix et l’ordre social), “Farenheit 451″ (où les livres sont interdit et détruits par le feu), “Metropolis” (les foules de zombies et l’architecture écrasante), THX1138 (interdiction de l’amour entre humains), et “1984″ d’Orwell (idéologie totalitaire, interdiction de l’amour, et omniprésence de la propagande sur écrans géants).
Equilibrium désigne aussi de façon voilée l’origine et l’idéologie “d’efficacité” qui sous-tend ce futur régime totalitaire. Comme le sujet est “sensible” et que le réalisateur s’est lui-même limité à l’allusion, voici juste un indice: le signe T qui symbolise le Tetragrammaton (le gouvernement central) est un aussi appelé “Tau”, un symbole ancien utilisé par certaines organisations.
MATRIX ( 1 2 et 3)
Morpheus: La Matrice est universelle, omniprésente. Elle nous enveloppe, même dans cette pièce. Tu peux la voir par la fenêtre ou quand tu allumes la télévision. Tu sens sa présence quand tu pars travailler, quand tu vas à l’église, quand tu paies tes factures. Elle est le Monde. C’est le monde que l’on superpose devant ta vue pour te cacher la vérité.
Néo: Quelle vérité ?
Morpheus: Que tu es un esclave, Néo. Comme tous les autres, tu es né en captivité. Le monde est une prison qui n’a ni espoir, ni saveur, ni odeur. Une prison pour ton esprit.
The skulls
Pour Luke McNamara, c’est un reve qui se realise le jour ou on lui propose enfin de rallier les Skulls, la prestigieuse societe secrete abritee par son college. Contrairement a la plupart de ses camarades de classe de New Haven, c’est en travaillant dur et en contractant des prets etudiants prohibitifs que Luke est parvenu a se faire admettre dans l’antre de la connaissance. L’organisation clandestine recrute ses membres parmi l’elite des eleves les plus riches et les plus puissants de l’ecole. Mais les choses ne vont pas se passer comme il le voudrait.
"
Il faut compter l’intégration d’environ 800 personnes par générations.
Il est important ici de rappeler qu’il ne s’agit pas d’un rituel de fraternité quelconque, mais d’un rite d’initiation de ce qui est la plus puissante société secrète du monde (dont les membres sont les familles les plus hautes placées de l’establishment des USA). C’est une cérémonie d’initiation qui a forgé des diplomates, des nababs des médias, des banquiers, espions, entrepreneurs… C’était il y à plus de 150 ans et cela reste toujours, le coeur du coeur de l’establishment américain.
Quinze membres recrutés chaque année, on peut donc estimer ces membres à près de 800 sur n’importe quelle date. Les jeunes membres sont donc encadrés par les plus anciens. Une fois par an, la secte organise une rencontre sur une île située sur le fleuve St-Laurent, du côté de New-York. Il s’agit de Deer Iland.
Le réseau est cohérent de par la liste de ses membres. Ainsi, TOUT président des Etats-Unis ayant étudié sur le campus de Yale est obligatoirement membre des Skulls. On peut même dire que l’on ne compte plus le nombre de personnalités qui ont d’importantes fonctions dans tous les milieux : politique, financier, diplomatique, du renseignement, médiatique… etc, et qui dépendent du groupuscule.
Les Skulls disposent de connexions inimaginables dans tous les milieux. Notamment au sein d’organisations comme : l’ONU, le CFR… Les connexions au sein de la CIA sont elles aussi importantes.
En définitif, l’éléction américaine qui s’est joué sous peu, n’est rien d’autre qu’un face à face : Skulls and Bones contre Skulls and Bones.
Ces hommes ont quoiqu’il en soit, la même vision du monde, et le même objectif. Et même s’il s’affrontent durement, ils sont et resteront, d’un milieu social identique, étroit et homogène et que, malgrès l’apparence, ils défendent des intérêts proches.



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